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125e édition du Magal : grande ferveur religieuse à Touba

Vingt jours après l’inauguration à Dakar de Massalikoul Jinaan, « la plus grande mosquée de l’Afrique de l’Ouest », la communauté mouride célèbre ce jeudi la 125e édition du Magal de Touba, marquant le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, un évènement marqué comme chaque année par une grande affluence notée dans cette ville du centre du Sénégal dont le point d’attraction est la grande mosquée.Une grande partie des centaines de milliers ou millions de pèlerins mourides sont arrivés depuis ce matin à Touba, bravant les longs embouteillages à l’entrée de la ville où il faut passer souvent près de quatre heures au milieu des voitures.

C’est le cas de ces deux reporters de la chaîne marocaine Medi1TV qui ont partis de Dakar ont mis environ 10h d’horloge pour rallier la cité religieuse. Pourtant, le trajet est désormais facilité par l’autoroute « Ila Touba », longue de 113 km et inaugurée lors du dernier Magal pour un coût de 416 milliards FCFA fournis par la Chine.

En dehors de ces journalistes, le service presse du Magal déclare avoir accrédité près de 1300 confrères dont « la plupart » sont d’ailleurs logés dans une « douzaine » de sites.

Partout dans cette ville hyper active durant cette période, le coran et les panégyriques du Cheikh sont diffusés en fond sonore. En même temps, plusieurs disciples comme Modou Ndiaye se dirigent vers la grande mosquée, dont le plus grand minaret baptisé « Cheikh Ibra Fall » est perceptible à des kilomètres.

Habitant à Mboro, une localité de la région de Thiès (70 km de Dakar), Modou qui vient pourtant depuis son enfance au Magal a cette fois oublié son chapelet pour prier, une fois à la mosquée, pour la bonne marche de ses activités commerciales mais aussi pour la petite famille qu’il vient de fonder.

Mais il a réussi à trouver auprès de Bassirou Cissé, un commerçant nigérien, un chapelet à grosses perles blanches à 1000 FCFA.

Pour sa part, Bassirou Cissé qui assiste pour la troisième fois au Magal en tant que vendeur de chapelets se réjouit de son chiffre d’affaires de 3000 FCFA qu’il réalise quotidiennement à Touba.

Plusieurs gadgets à caractère religieux et des produits alimentaires sont également vendus aux abords de la route principale qui mène à la grande mosquée. Des forces de l’ordre y sont fortement déployées pour tenter de réguler tant bien que mal la très dense circulation.


Cette année, Touba fait face à de réels problèmes d’approvisionnement en eau, conjugués à la forte chaleur qui semble n’entamer en rien la volonté des mourides de sacrifier à la recommandation de Serigne Touba.

Elle consiste à rendre grâce à Dieu, ce jour du 18 Safar (2e mois du calendrier musulman), à travers surtout la préparation de mets, appelés ici « Berndé ». Des troupeaux (chameaux, bœufs, moutons et de la volaille sont ainsi égorgés à gogo et de la boisson distribuée à satiété pour satisfaire les convives que s’arrachent parfois les autochtones, espérant par leur hospitalité gagner la félicité divine.

Ville en pleine expansion, Touba se fait remarquer également cette année par la construction de son Université, baptisée Cheikhoul Khadim, autre surnom du Cheikh.

En visite la semaine dernière, le président Macky Sall, chantre du « fast track », s’était dit « émerveillé » par le caractère gigantesque des bâtiments de ce complexe universitaire et par « le délai relativement court » dans lequel les constructions ont été réalisées.

Par ailleurs, il a promis à la fin de ce Magal de « faire des études pour savoir ce qu’il faudra pour régler définitivement la question de l’eau et des inondations ». Mais il pourrait surtout compter sur la rapidité d’exécution des fidèles mourides qui ont autofinancé pour 22 milliards la construction de la mosquée Massalikoul Jinaan.

D’ailleurs c’est dans cet édifice où ont été scellées, le jour de son inauguration, les retrouvailles entre les deux présidents « mourides » Abdoulaye Wade et son successeur Macky Sall, après sept ans de brouille, sous l’égide de l’actuel khalife Serigne Mountakha Mbacké qui célèbre son deuxième Magal en tant que chef de la confrérie.


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