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1,8 milliard FCFA de la Chine aux régions anglophones du Cameroun

La République de Chine a octroyé un don sans contrepartie d’équipements et de matériels d’urgence, d’une valeur de 1,8 milliard FCFA, aux populations sinistrées des régions anglophones camerounaises du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en proie à une crise sécessionniste depuis plus de deux ans, a appris APA samedi auprès des services compétents du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire.Le don contribuera notamment au rétablissement d’un cadre de vie propice à l’épanouissement dans ces zones.

Le 20 juin 2018, le gouvernement camerounais annonçait le lancement d’un Plan d’urgence humanitaire de 18 mois doté d’un budget estimé à plus de 12,716 milliards FCFA en faveur des régions anglophones.

Cette opération spéciale, dont la matérialité se fait par ailleurs attendre sur le terrain, devrait couvrir des besoins dans les domaines de l’alimentation, la santé, l’éducation, l’habitat, la sécurité ou encore l’assistance psycho-sociale.

L’appui chinois audit Plan d’urgence intervient au moment où la situation sécuritaire et humanitaire se dégrade un peu plus en zone anglophone où, selon Amnesty International, plus de 160 éléments des forces de l’ordre et de sécurité et quelque 400 civils ont déjà trouvé la mort. Ce à quoi s’ajoutent plus de 200.000 réfugiés internes ou vers le Nigeria voisin.

Mercredi dernier dans les localités de Bali et Fundong (Nord-Ouest), des sources sécuritaires ont indiqué que plus de 19 combattants séparatistes avaient été «neutralisés» lors d’une opération.

C’est également dans ces régions que, en dehors du phénomène nouveau d’enlèvements de masse attribués aux activistes, un prêtre kényan a été tué le même jour à Kembong par des hommes armés non identifiés, après l’assassinat, quasiment dans les mêmes circonstances le 30 octobre toujours dans le Nord-Ouest, du pasteur américain Charles Truman Wesco.


Également pointée du doigt, l’armée camerounaise rejette toute responsabilité quant aux exactions enregistrées sur le terrain.

Dans une note publiée sur les réseaux sociaux le chef de division de la communication au ministère de la Défense, Didier Badjeck, juge «totalement inacceptable» le traitement que certains infligent à l’armée régulière, qui se bat avec engagement et courage contre des «terroristes».

Aux organisations de défense des droits de l’homme qui rendent les soldats responsables de la mort de religieux, il estime que «toute accusation injuste sur nos forces devient de moins en moins supportable, surtout venant des institutions censées prendre du recul».

Il n’empêche que ces dernières semaines, ces ONG mais aussi la communauté internationale, ont appelé les parties à la retenue et insisté pour une résolution par un dialogue inclusif de la crise anglophone.



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