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A Gao, Edouard Philippe appelle à « l’engagement de tous » contre le jihadisme au Sahel

Le Premier ministre français Edouard Philippe, en visite au Mali, a appelé dimanche à « l’engagement de tous » dans la lutte contre le jihadisme au Sahel, renouvelant le voeu de Paris de ne pas être laissé aux avant-postes par la communauté internationale.

Le chef du gouvernement français s’exprimait devant des soldats de la force Barkhane sur la base française de Gao, dans le nord du Mali, où il a passé la soirée et la nuit de samedi à dimanche avec les troupes.

« Nous avons besoin de l’engagement de tous pour progresser vers une stabilisation durable. Nul ne peut se vanter de se passer des autres », a-t-il dit, citant un proverbe malien.

Il a notamment souligné le rôle de la force onusienne, la Minusma, dont l’avenir est incertain, la mission européenne EUTM, ainsi que la force militaire du G5 Sahel, dont l’essor a pris du retard.

« C’est l’action de tous, avec Barkhane, aux côtés des forces maliennes, qui fera reculer le jihadisme », a-t-il plaidé.

Le Premier ministre a rendu hommage à « l’héroïsme » et aux résultats « décisifs » des militaires de Barkhane, dans un discours devant des soldats principalement français, mais aussi britanniques, estoniens et malien, rassemblés sur un vaste carré de terre battue au coeur de la base.

« Soldats de Barkhane, vous obtenez des résultats opérationnels remarquables, décisifs », a déclaré M. Philippe.


Après avoir annoncé la mort en novembre du prédicateur radical peul Amadou Koufa, l’armée française a annoncé avoir tué jeudi l’Algérien Djamel Okacha, alias Yahya Abou El Hamame, un autre leader du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), la principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda.

« Vous êtes parvenus à détruire leurs moyens de combat, à intercepter leurs flux logistiques, à tarir leurs ressources. Nous devons le répéter: chaque jour, nos ennemis subissent des pertes importantes, ce qui réduit d’autant leur capacité de nuisance », a dit M. Philippe.

Si la menace jihadiste « n’a pas disparu », « elle est désormais contenue, endiguée », a-t-il affirmé.

Des zones entières du Mali échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques.

Après un survol en hélicoptère dans les alentours de la base, Edouard Philippe, accompagné de la ministre des Armées Florence Parly, s’est incliné devant le monument dressé en mémoire des 24 soldats tués au Mali depuis le début de l’intervention française.

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