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Abus des forces de sécurité: Harare promet d’enquêter

Le gouvernement zimbabwéen a promis samedi de mener une enquête « approfondie » sur des accusations d’abus commis par les forces de sécurité pendant des manifestations anti-gouvernementales la semaine dernière.

« Le gouvernement souhaite assurer le peuple que toutes les acccusations portant sur une mauvaise conduite de nos forces de sécurité feront l’objet d’une enquête approfondie et que la justice suivra son cours », a déclaré le ministre de la Justice Ziyambi Ziyambi dans un communiqué.

Il a ajouté que les plaintes doivent être transmises à la police et que celles-ci seraient traitées avec « sensibilité » mais de nombreux Zimbabwéens redoutent cette démarche par craintes de réprésailles.

Des manifestations ont éclaté la semaine dernière dans tout le Zimbabwe pour dénoncer l’augmentation de 150% des prix des carburants, qui a provoqué la colère d’une population épuisée par les pénuries d’essence, de nourriture et de médicaments.

Des rassemblements ont dégénéré, des magasins ont été pillés et les forces de sécurité ont riposté brutalement.

Trois personnes ont été tuées selon les autorités. Des ONG avancent un bilan d’au moins 12 morts.

Plus de 1.100 personnes ont été arrêtées dont des responsables syndicaux, des nombreux partisans de l’opposition ou représentants de la société civile.


Amnesty International a appelé vendredi les autorités zimbabwéennes « à cesser leurs menaces contre les responsables de la société civile, les militants, les dirigeants de l’opposition et les organisateurs supposés des manifestations ».

L’organisation a aussi demandé que les « forces de sécurité rendent des comptes pour les violations en cours des droits de l’homme », citant des morts par balle, des cas de torture ou encore des viols.

Dans un communiqué distinct publié samedi, le ministre de l’Intérieur Cain Mathema dit avoir pris note d’allégations selon lesquelles « des viols, des abus sexuels et des agressions sexuelles auraient été commis par les forces de sécurité » lors de la répression brutale des émeutes contre la hausse des prix des carburants.

Il a ajouté n’avoir reçu qu’un seul rapport jusqu’à présent, évoquant des images montrant des femmes qui affirmaient avoir été violées par les forces de sécurité.

« Nous prenons ces allégations de viol très au sérieux et des enquêtes seront immédiatement ouvertes dès que les plaignants auront déposé leurs plaintes auprès de la police », a déclaré le ministre.

« Nous lançons donc un appel pressant à tous les citoyens du Zimbabwe pour qu’ils se manifestent et signalent à la police tous les cas d’abus sexuel, de viol ou de comportement répréhensible de la part des forces de sécurité », a-t-il ajouté.


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