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Africités : la subsidiarité territoriale, un équilibre entre les pouvoirs central et régional (Panel)

L’intérêt principal que véhicule la subsidiarité territoriale est d’assurer un « équilibre » entre les pouvoirs central et régional, étant entendu que l’échelon le plus proche des citoyens doit être privilégié, ont estimé les participants à un panel sur le thème « Unis dans la diversité et l’adversité: Les échelles de territoires et d’action » dans le cadre du 8ème Sommet de l’Africité, qui se tient du 20 au 24 novembre 2018 à Marrakech.Si l’on admet que le principe de subsidiarité est l’un des principes qui peuvent guider l’action des pouvoirs publics lorsque ces derniers décident d’engager une politique de décentralisation, il n’en demeure pas moins vrai que la mise en œuvre de ce procédé territorial est la clé de voûte de toute réussite du système de décentralisation ou de déconcentration territoriale, ont-t-il expliqué.

Pour ce qui est de l’inclusion des des collectivités territoriales africaines dans le processus d’intégration régionale, le président de la Commission économique et financière du Conseil des collectivités territoriales (CCT) – Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Malick El Hadj Diop a appelé les collectivités territoriales à s’impliquer davantage dans le processus d’intégration régionale, citant l’exemple de l’UEMOA qui a pour objectif essentiel l’édification, en Afrique de l’Ouest, d’un espace économique harmonisé et intégré.

Il a, à cet égard, rappelé les schémas d’aménagement transfrontaliers intégrés (SATI) dans l’approche territoriale de l’UEMOA en matière d’intégration et de développement. Pour lui, ce schéma est appelé à disposer d’infrastructures communautaires « pour régler au mieux le problème des frontières » dans la région.

Le responsable de l’UEMOA a plaidé à asseoir les bases d’une décentralisation effective dans les pays africains, laquelle décentralisation qui « soit vécu par les populations ».

Pour sa part, la présidente de la région de Nouakchott (Mauritanie), Fatimatou Abdel Malick, a mis en avant le concept de la cohésion sociale et économique du territoire, soulignant l’impératif de mettre en place des stratégies reposant sur un système financier stable.

Elle a, dans ce sens, mis l’accent sur la modernisation et l’amélioration du service rendu aux citoyens, et ce via la mise à disposition des moyens technologiques, soulignant l’importance majeure de ces derniers dans le développement du territoire.

Les besoins des différents segments de la population exige une réponse efficace des gouvernements locaux, notant que « les villes se trouvent dans l’obligation d’être résilientes à travers une décentralisation effective », a-t-elle estimé, soulignant la nécessité aussi de moderniser le système fiscal local.


De son côté, le marocain Adel El Mouden, chef de division à la délégation générale des collectivités locales au ministère de l’Intérieur, a mis en avant la place importante qu’occupe la décentralisation dans le débat politique et administratif, soulignant l’intérêt d’assurer des mécanismes de coordination et de collaboration de la politique territoriale.

Après avoir donné un aperçu sur l’évolution historique de la décentralisation au Maroc, il a indiqué que la constitution de 2011 a appuyé cette approche via des principes comme ceux de la subsidiarité et de la péréquation.

Placé sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, le 8ème sommet « Africités », le plus grand rassemblement panafricain des villes et collectivités territoriales, se tient du 20 au 24 novembre dans la ville ocre sous le thème « La transition vers des villes et des territoires durables: Le rôle des collectivités territoriales d’Afrique ».

Placé sous sous le thème « La transition vers des villes et des territoires durables: le rôle des collectivités territoriales d’Afrique », le sommet Africités réunit 5.000 participants, dont des acteurs de la vie locale du continent et partenaires issus d’autres régions du monde, des ministres en charge des collectivités locales, du logement et du développement urbain et de la fonction publique, ainsi que les autorités et élus locaux, les responsables des administrations locales et centrales, des organisations de la société civile et des opérateurs économiques des secteurs public et privé.

Au total, une trentaine de conférences thématiques, de tables rondes et d’ateliers techniques outre des forums des villes et des régions africaines, ainsi qu’un forum pour les jeunes sont au programme du sommet où figure également un Salon d’exposition qui devrait accueillir entre 400 et 500 exposants.

Parmi les innovations de cette édition, la mise en place de la « Bourse de Projets et Partenariat » qui a servi pour recueillir, à l’avance, les besoins des villes et collectivités territoriales d’Afrique concernant les problèmes ou projets prioritaires, en vue de les soumettre aux partenaires potentiels susceptibles de proposer des solutions.



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