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Afrique subsaharienne: les conflits causent « une diminution persistante du PIB » (FMI)

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Les conflits en Afrique subsaharienne « s’accompagnent » d’une diminution importante et persistante du PIB par habitant et ont des « répercussions considérables » sur les régions et les pays voisins, a noté mardi le Fonds monétaire international (FMI), qui présentait à Dakar son rapport d’avril 2019 sur les perspectives économiques de cette région.Le deuxième chapitre de ce rapport examine ainsi les défis auxquels font face les pays en situation de conflit en Afrique subsaharienne et offre une analyse approfondie des tendances des conflits et de leurs conséquences économiques.

En effet, indique le FMI, les conflits « exercent » des pressions importantes sur les finances publiques, en faisant baisser les recettes, en entraînant une hausse des dépenses militaires et en modifiant la composition des dépenses au détriment des dépenses sociales et de développement : « ce qui accroît encore davantage les coûts économiques et sociaux des conflits ».

Les résultats de cette étude « soulignent ainsi les coûts élevés supportés par les pays en conflit et les redoutables défis auxquels ils font face et la nécessité de les éviter, notamment en favorisant un développement économique qui profite à tous, en développant les capacités institutionnelles et en promouvant la cohésion sociale ».

Bien que les conflits de ces dernières années soient d’une moindre intensité que ceux des années 90, la région reste particulièrement touchée, avec environ un tiers des pays en situation de conflit en 2017, rappelle le FMI.


Par ailleurs, précise l’institution der Breton Wood, la nature des conflits a changé : « les guerres civiles que le continent a connues pendant longtemps ont été remplacées par des conflits non étatiques, comme les actes de terrorisme prenant des civils pour cible ».

Ainsi, préconise le FMI, les mesures appliquées pour les pays en situation de conflit « devraient viser en priorité » à limiter les pertes de capital humain et physique, « en particulier en préservant les dépenses sociales et de développement ».

« Il est vrai que la mise en œuvre de telles mesures peut être particulièrement difficile au vu des pressions budgétaires, mais une aide humanitaire coordonnée et bien ciblée et une assistance financière concessionnelle peuvent apporter des ressources bienvenues », a indiqué le Fonds monétaire international (FMI).



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