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Algérie: des ministres et un homme d’affaires entendus par le juge d’instruction

Des ministres, de hauts responsables de l’Agence nationale de promotion de l’investissement (ANPI) et le patron d’une usine, Mahieddine Tahkout, ont été entendus dimanche par un juge d’instruction du tribunal d’Alger dans des affaires portant sur « l’octroi de privilèges » à ce dernier, a indiqué l’agence APS.

M. Tahkout est le propriétaire de l’usine de montage de voitures Hyundai, à Tiaret, à quelques 300 km à l’ouest d’Alger.

Le secteur du montage de l’automobile, censé initialement être le fleuron industriel du pays, a tourné au fiasco ces dernières années principalement en raison, selon les observateurs, du système adopté qui consiste à importer le véhicule en kits pré-montés, simplement rivetés ou boulonnés sur place.

Plusieurs richissimes hommes d’affaires, dont la plupart sont soupçonnés d’avoir obtenu des marchés publics grâce à leurs liens avec l’entourage de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, ont été placés en détention provisoire depuis sa démission le 2 avril, sous la pression d’un mouvement de contestation populaire.

Les observateurs craignent que ces arrestations servent à offrir des « têtes » au mouvement de contestation tout en procédant à une « purge » au sein du pouvoir dans le cadre de luttes des clans au sommet.


L’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia, limogé en mars pour tenter de calmer la rue, a également été entendu dimanche par un juge d’instruction du tribunal d’Alger, selon la télévision nationale.

Aucune information n’a filtré du palais de justice d’Alger sur les motifs de sa comparution ni sur le statut -témoin ou mis en cause- sous lequel M. Ouyahia a été auditionné.

Le 30 avril, il avait été entendu dans des dossiers « de dilapidation de fonds publics et d’avantages indus », selon la télévision publique.



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