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Assassinat de Norbert Zongo : la société civile pour un procès

Les Burkinabè réclament toujours justice pour Norbert Zongo et ses trois compagnons d’infortune.Des organisations de défense des droits de l’Homme et de journalistes ont plaidé, mardi 13 décembre 2022, pour un jugement du dossier Norbert Zongo, du nom du journaliste d’investigation assassiné le 13 décembre 1998 sur la route de Sapouy, ville située à l’Ouest de Ouagadougou. 

Camarades, amis, familles et connaissances des victimes, membres du gouvernement, journalistes, militants et sympathisants des droits de l’Homme…leur ont rendu hommage au cimetière Gounghin. Ils y ont marqué une minute de silence et déposé des gerbes de fleurs. 

« Après 24 ans de mobilisation et de lutte, le peuple du pays réel est encore debout et te renouvelle son engagement à poursuivre le combat afin que vérité et justice soient rendues », a adressé Guézouma Sanogo, président de l’Association des journalistes du Burkina (AJB), au cours de la cérémonie commémorative de l’assassinat de Norbert Zongo et de ses compagnons.

« Nous avons bon espoir que le dossier soit jugé dans le courant de l’année 2023. Nous ne désespérons pas que ce procès puisse avoir lieu », a affirmé Chrysogone Zougmoré, président du Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP). 

Le 13 décembre 1998, un véhicule enflammé était retrouvé sur la route nationale n°06, près de Sapouy, dans le Sud du pays. A l’intérieur, trois corps sans vie, partiellement calcinés y étaient découverts. Il s’agit de Blaise Ilboudo, Ablassé Nikiéma et Ernest Yembi Zongo. Un 4ème corps était ensuite découvert tout près du véhicule. C’était celui de Norbert Zongo.


L’autopsie faite des corps dans le cadre des enquêtes sur ce drame avait confirmé la thèse de l’assassinat alors que le journaliste enquêtait sur le décès de David Ouédraogo, ex-chauffeur personnel de François Compaoré, frère cadet du président Blaise Compaoré d’alors, suite à son incarcération arbitraire au Conseil de l’entente, une caserne militaire.

Suspecté d’être le commanditaire du meurtre, François Compaoré a été interpelé à Paris, en France, en octobre 2017 en vertu d’un mandat d’arrêt émis par le juge d’instruction. Depuis, Llancien conseiller spécial du président Blaise Compaoré se livre à une bataille pour faire échouer son extradition à Ouagadougou, malgré la signature du Décret d’extradition par les autorités françaises. Il a attaqué cette décision devant la Cour européenne des droits de l’homme. 

« Nous avons adressé une correspondance en date du 2 mai 2022 au ministre de la justice de l’époque qui était Me Barthélemy Kéré qui nous a assuré que la réponse avait été donnée à la Cour européenne, au sujet des garanties d’une bonne administration de la justice pour accueillir le présumé coupable des assassinats du 13 décembre, en la personne de François Compaoré. Nous attendons donc que la Cour européenne nous dise ce qui sera fait quant à l’évolution de ce dossier », a insisté M. Zougmore. 


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