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Bangladesh: funérailles des victimes de l’incendie de Dacca

Le Bangladesh enterrait vendredi les victimes du violent incendie qui a fait près de 70 morts à Dacca, ravageant des immeubles d’habitations où étaient illégalement entreposés des produits chimiques.

Suite au désastre, les appels se multiplient à l’adresse des autorités pour réprimer le stockage de produits chimiques en zones résidentielles, pratique dangereuse qui avait déjà causé la mort de 120 personnes dans un incendie en 2010 dans la capitale bangladaise.

La municipalité de Dacca a indiqué vendredi avoir identifié et rendu à leur famille 46 corps. Nombre des victimes étaient originaires de Noakhali, un district du sud-ouest du Bangladesh, où leurs enterrements ont été rapidement organisés comme le veut la tradition islamique.

Les experts scientifiques sont à pied d’œuvre pour déterminer à partir de tests ADN l’identité de 21 autres corps, si brûlés qu’ils sont méconnaissables.

Une muraille et un déluge de feu se sont abattus vers 22H40 (16H40 GMT) mercredi soir sur des ruelles affairées du quartier de Chawkbazar, l’une des parties les plus anciennes et densément peuplées de la capitale, prenant les habitants par surprise.

D’après les pompiers, le feu pourrait être parti d’une bonbonne de gaz dans un immeuble avant de s’étendre à toute vitesse aux bâtiments adjacents au contact de stocks de substances chimiques. Ces dernières, destinées à la fabrication de produits domestiques comme des déodorants, étaient illégalement entreposées au milieu d’appartements habités.


Les rescapés ont décrit une série d’explosions et des boules de feu tombant dans la rue.

Après le précédent incendie de ce type en 2010, « on nous avait assuré que des mesures seraient prises pour retirer les stocks de produits chimiques inflammables des zones habitées », a écrit le Daily Star dans un éditorial.

« Comme nous venons de le découvrir, pas grand chose n’a été fait », a dénoncé le quotidien.

Les incendies et effondrements de bâtiments sont fréquents au Bangladesh, pays pauvre d’Asie du Sud, notamment au sein de son importante industrie textile, en raison du non-respect fréquent de mesures et normes de sécurité.

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