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Bolivie: Jeanine Añez, deuxième femme à la tête du pays

Jeanine Añez, la sénatrice de droite qui s’est proclamée présidente par interim de la Bolivie, est la deuxième femme à la tête du pays depuis Lidia Gueiler (1978-1980), renversée par un coup d’Etat militaire.

Quasiment inconnue, cette avocate âgée de 52 ans, critique de l’ex-président socialiste Evo Morales, a pris ses fonctions mardi, Bible en main et ceinte de l’écharpe présidentielle, à la faveur d’une vacance de pouvoir provoquée par les démissions successives de M. Morales et ses successeurs constitutionnels. Elle a promis des élections « au plus vite », avant le 22 janvier 2020.

M. Morales, réfugié au Mexique, a dénoncé « le coup d’Etat le plus astucieux et le plus odieux de l’histoire ».

Drapée dans un drapeau tricolore bolivien, elle a reçu l’accolade d’autres parlementaires, se faisant photographier avec eux et recevant immédiatement l’appui de la principale figure de la contestation populaire, Luis Fernando Camacho.

– Une grande expérience politique –

Au Sénat, où elle est deuxième vice-présidente, Mme Añez représente la région de Beni (nord-est), frontalière du Brésil, où elle est née à Trinidad le 13 juin 1967.

Dotée d’une grande expérience politique et parlementaire, elle est divorcée et mère de deux enfants. Titulaire d’une licence de droit, elle a siégé de 2006 à 2008 à l’Assemblée constituante qui a rédigé l’actuelle Constitution.

Sénatrice depuis 2010 et militante d’un parti minoritaire, elle a été élue deuxième vice-présidente du Sénat en vertu de la tradition voulant que tous les groupes soient représentés.


Sa formation, Unidad Democratica (Unité démocratique), a gagné subitement en notoriété dimanche lorsqu’elle a revendiqué son droit à devenir chef de l’Etat par intérim.

Malgré l’absence de quorum au Parlement, elle s’est proclamée mardi à la tête de la Bolivie en arguant de « la nécessité de créer un climat de paix sociale » dans le pays secoué par une grave crise politique depuis l’élection présidentielle fin octobre. Le Tribunal constitutionnel a validé son élection.

Des réjouissances ont salué sa prise de fonctions, dans sa ville natale de Trinidad ainsi qu’à La Paz et d’autres villes.

Une vague de protestation contre la réélection contestée de M. Morales pour un quatrième mandat lors du scrutin du 20 octobre a fait en trois semaines sept morts et plus de 380 blessés dans le pays.

La nouvelle présidente par intérim s’est exprimée mardi depuis le balcon du palais Quemado, siège du gouvernement. Peu après, elle a brandi devant ses partisans un énorme exemplaire des Quatre Evangiles.

Elle a défendu l’usage aux côtés du drapeau national tricolore de la Whipala, le drapeau andin indigène multicolore qu’Evo Morales a introduit comme symbole national en 2009.

La nouvelle présidente a également assuré que « plus jamais » le vote des Boliviens ne serait trahi et a demandé une minute de silence pour les sept personnes mortes dans les manifestations.


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