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Brexit: le gouvernement réduit à un « accident de parcours » sa défaite au Parlement

Le gouvernement britannique a réduit vendredi à un « accident de parcours » la défaite qu’il a essuyée la veille au Parlement sur le Brexit, même s’il fragilise sa tentative d’obtenir de Bruxelles une modification de l’accord de divorce très décrié au Royaume-Uni.

A six semaines de la date prévue pour la sortie de l’UE, le 29 mars, les députés ont rejeté, par 303 voix contre 258, la motion dans laquelle l’exécutif expliquait comment il souhaitait renégocier l’accord de divorce conclu avec l’Union européenne, qui avait été sèchement recalé lors d’un vote mi-janvier au Parlement.

« Hier soir, c’était davantage un accident de parcours que le désastre dont il est fait état » dans la presse, a assuré la ministre chargée des Relations avec le Parlement, Andrea Leadsom, sur BBC Radio 4.

L’exécutif affirmait dans sa motion poursuivre un double objectif: obtenir des « arrangements alternatifs » au « filet de sécurité » censé maintenir une frontière ouverte sur l’île d’Irlande après le Brexit (« backstop » en anglais), et écarter le scénario d’une sortie sans accord redoutée par les milieux d’affaires comme par une partie des députés.

Mais les europhobes au sein du Parti conservateur au pouvoir ont refusé de cautionner l’abandon du scénario du « no deal » et se sont abstenus, faisant basculer le vote.

« Toute cette pagaille est une tempête dans un verre d’eau », a également relativisé Steve Baker, membre du groupe de députés conservateurs eurosceptiques European Research Group (ERG), sur la BBC.


« Nous aimerions conclure un accord », a-t-il ajouté, prévenant cependant que si l’accord de divorce finissait par être approuvé en l’état, avec le soutien de l’opposition travailliste, le gouvernement « s’effrondrerait ».

Theresa May tente d’obtenir de l’UE des modifications sur le « backstop » mais Bruxelles se montre inflexible et disait mercredi encore attendre de Londres « des propositions concrètes et réalistes pour sortir de l’impasse ».

« Le seul problème avec le vote d’hier soir, c’est qu’il permet à l’UE de continuer à prétendre qu’ils ne savent pas ce qu’on veut. Or, ils savent ce qu’on veut », a commenté Andrea Leadsom.

« Il est clair – et j’espère que quelqu’un dans l’équipe de négociation de l’UE écoute ce matin – que l’exigence du Parlement que nous résolvions le problème du backstop demeure la position de négociation du gouvernement », a-t-elle ajouté.

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