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Budget, « assistants médicaux », numerus clausus…: les mesures du plan santé

La réforme du système de santé présentée mardi financera notamment des postes de médecins et d' »assistants médicaux », mais elle prévoit aussi une refonte de la carte hospitalière et la suppression du numerus clausus pour les études de médecine.

Voici les principaux points de ce plan doté d’un budget de 3,4 milliards d’euros:

3,4 milliards d’euros

« Il nous faut investir », a reconnu le président de la République, annonçant une rallonge budgétaire pour la Sécu.

Au lieu de la hausse prévue de 2,3% des dépenses d’assurance maladie, « nous avons décidé de pousser à 2,5% », ce qui représentera « 400 millions d’euros supplémentaires » à compter de 2019.

En cumulé d’ici la fin du quinquennat, cela équivaut à 1,6 milliard d’euros « garantis » pour « accompagner la réforme », selon une source proche du dossier.

Le chef de l’Etat a en outre promis de consacrer « une part supplémentaire du plan d’investissements d’avenir sur les sujets de santé et d’investissement ».

Au total, 3,4 milliards d’euros seront injectés dans cette « transformation » globale, dont 1,6 milliard pour « la structuration des soins dans les territoires », 920 millions pour l’investissement hospitalier, 500 millions pour la « transformation numérique » et 420 millions pour « l’évolution des métiers et des formations », a détaillé le ministère de la Santé.

4.000 assistants médicaux

Un nouveau métier pour « regagner du temps médical »: ces assistants « déchargeront le médecin d’actes simples », comme la prise de tension ou de températures, ainsi que de tâches administratives, a expliqué M. Macron.

« L’objectif doit être au moins d’en déployer 4.000 » d’ici 2022, mais « nous en financerons autant que de besoin », a-t-il assuré.

Les premiers postes seront créés l’an prochain dans les quartiers prioritaires pour l’accès aux soins et les zones sous-denses », c’est-à-dire dans les déserts médicaux.

« Tous les médecins » pourront bénéficier de ce dispositif subventionné par l’Assurance maladie, à condition d’exercer « de manière regroupée », que ce soit dans une structure (cabinet de groupe, centre ou maison de santé) ou dans un réseau (équipe de soins primaires, communauté professionnelle territoriale de santé).

Les médecins devront en outre « s’engager sur des objectifs et des résultats », en particulier la « prise en charge de nouveaux patients », le « raccourcissement des délais d’attente » et l’organisation de consultations sans rendez-vous, a souligné le président.


400 médecins dans les déserts médicaux

Cette « mesure exceptionnelle » sera « concentrée sur les territoires les plus critiques », a indiqué le chef de l’Etat.

Face à la pénurie de médecins dans certaines zones, « 400 postes supplémentaires de généralistes » seront créés dans les hôpitaux et les centres de santé les plus proches.

Ces praticiens salariés seront « envoyés dans les territoires prioritaires » pour « y proposer des consultations », a expliqué M. Macron, faisant le pari que cette mesure « sera attractive ».

3 catégories d’hôpitaux

« Chaque hôpital devra se concentrer sur les soins pour lequel il est le plus pertinent », a annoncé le chef de l’Etat, ajoutant que « l’organisation des activités des établissements s’adaptera selon trois niveaux ».

Un statut d’hôpital « de proximité » sera créé par une loi en 2019 pour les 600 plus petits établissements, qui se concentreront sur « la médecine, la gériatrie, la réadaptation, les soins non programmés », a-t-il précisé.

Les blocs chirurgicaux et les maternités seront réservés aux hôpitaux « spécialisés », voire « ultra-spécialisés » pour les plus gros établissements disposant de « plateaux techniques de pointe ».

Conséquence: « certaines activités médicales devront être renforcées en proximité » et d’autres « devront fermer à certains endroits », a prévenu le président.

Fin du « numerus clausus »

L’accès aux études de médecine, dentaires, de pharmacie et de sage-femme ne sera plus limité par des quotas à partir de 2020. Supprimée, aussi, la première année commune en santé (Paces) et son concours redouté.

M. Macron souhaite à l’avenir « former plus de médecins avec un mode de sélection rénové », sans « renoncement à l’excellence.

« Ce parcours de formation restera sélectif » mais « sera plus ouvert, plus vivant et attirera des profils plus variés », a-t-il fait valoir.


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