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Cameroun : «Aucune rançon n’a été payée» pour la libération de John Fru Ndi (parti)

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Le premier vice-président du Front social démocratique (SDF), première formation de l’opposition parlementaire du Cameroun, Joshua Osih, a affirmé qu’«aucune rançon n’a été payée» pour la libération du leader dudit parti, Ni John Fru Ndi, pris en otage samedi dernier par de présumés sécessionnistes à Kumbo (Nord-Ouest) alors qu’il accompagnait un de ses députés à sa dernière demeure.Dans un communiqué parvenu lundi à APA, Osih indique également que le concerné a quitté Kumbo sans escorte quelconque des forces de défense et de sécurité, ni accompagnateur, comme le préconisait l’administration de la localité en liaison avec le pouvoir central de Yaoundé.

Selon Joshua Osih, les ravisseurs de Ni John Fru Ndi lui ont demandé de prescrire aux élus du SDF de quitter les institutions républicaines, «ce qu’il a courageusement rejeté» jusqu’à sa libération, en fin de journée.

Le parti ne sait pas exactement qui sont les auteurs du kidnapping, soutient le non moins député à l’Assemblée nationale, rappelant aux Camerounais que, contrairement à la propagande gouvernementale, les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont pratiquement hors de contrôle du pouvoir central.

«Les forces sécessionnistes, des bandits de grand chemin et des milices installées par des pontes du régime y sont installés, souligne Joshua Osih. Au grand désarroi des populations civiles qui vivent un drame insoutenable.»


Et le SDF d’insister pour l’organisation d’«un dialogue national inclusif pour sortir de cette crise aux multiples déflagrations».

Joshua Osih affirme par ailleurs qu’une réunion d’urgence s’est tenue dans la nuit de samedi à dimanche dans la capitale, Yaoundé, entre « un haut commis de l’État, des pontes du parti-État et des patrons de presse à l’effet de banaliser ou tourner en dérision l’enlèvement du chairman Ni John Fru Ndi, comme si le parti avait besoin d’attendre l’enterrement de deux de ses cadres à Kumbo et à Douala pour procéder à une telle ignominie».

Selon lui, des journaux sont ainsi montés et achetés, qui seront mis à contribution pour verser dans le dénigrement puisqu’ils n’en sont pas à leur première commande passée dans ce sens.



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