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Cameroun : grosses perturbations dans le secteur de la téléphonie mobile

Des perturbations sont enregistrées depuis quelque temps dans les communications téléphoniques mobiles au Cameroun avec entre autres, l’interruption des appels, l’accès limité aux réseaux sociaux, la disparition du crédit de communications ont rapporté, mercredi à APA, des témoignages concordants.Une affaire qui fait des « gorges chaudes » parmi les usagers, qui ne décolèrent pas contre les quatre opérateurs de téléphonie mobile en activité dans le pays, certains accusant de « complaisance » le régulateur qui semble avoir épousé la cause des opérateurs au détriment des consommateurs.

La plupart d’entre eux se plaignent du fait que « les communications sont interrompues de manière intempestive, quand il n’est pas simplement impossible de joindre son correspondant ou de se connecter aux réseaux sociaux via son smartphone ».

Par ailleurs, de nombreuses complaintes fusent par rapport à la disparition du crédit de communication sans qu’on en sache la raison.

« J’ai effectué une recharge de 2000 francs CFA. Quelques minutes plus tard, alors que je n’avais passé aucun appel, l’opérateur me signale par message que j’ai 1200 francs CFA de crédit », a indiqué Pierrette Ndengué rencontrée mercredi dans une agence d’un opérateur au quartier Akwa, à Douala.

Parfois, le problème se situe au niveau des forfaits, une sorte de mécanismes que les opérateurs proposent à leurs abonnés pour leur permettre d’utiliser leur crédit sur une longue durée à des tarifs revus à la baisse.

« Certains forfaits ne sont plus disponibles chez certains opérateurs. Ce qui nous oblige à investir plus d’argent pour avoir accès aux appels et à internet », estime Alain Naha.

Les opérateurs évoquent des « incidents techniques » pour expliquer ces manquements, sans pourtant que les abonnés soient remis dans leurs droits une fois que ces perturbations sont résolues.


Le malaise est grandissant d’autant que l’on s’attend à ce que l’Agence de Régulation des télécommunications (ART) tape la main sur la table.

« De nos échanges avec les opérateurs, il ressort que la dégradation des communications est liée aux travaux de génie civil qui causent des incidents sur la fibre optique à partir de laquelle les opérateurs sont interconnectés», a expliqué Philémon Zoo Zame, le directeur général de l’ART.

En tant que garant de l’accès aux réseaux, l’agence affirme avoir suggéré aux opérateurs de créer des voies secondaires.

« Nous avons par ailleurs recommandé un renforcement des équipes de maintenances de la fibre optique. A long terme, il est question de poser la fibre sur la voie aérienne pour la protéger de l’action humaine », a-t-il poursuivi.

En attendant, ce sont des usagers qui payent le lourd tribut de ces communications exécrables, les opérateurs, au plus, se permettant de vous envoyer un message pour « s’excuser » de ces services de piètre qualité.



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