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Cameroun : l’opposition menace de boycotter la fête nationale

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Le Front social-démocrate (SDF), premier parti de l’opposition au Cameroun, annonce mercredi dans un communiqué reçu à APA, qu’il va boycotter les manifestations du 20 mai prochain marquant la 47ème édition de la fête nationale.Le Front social-démocrate (SDF) justifie sa posture par son soutien aux « Camerounais qui vivent dans la guerre civile dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest et ceux souffrant de la crise sécuritaire dans les autres parties du pays ».

Le 20 mai 1972, lors d’un référendum national, les Camerounais ont voté pour un État unitaire par opposition à l’État fédéral existant. Depuis, cette date est considérée comme une fête nationale qu’on célèbre chaque année.

De son côté, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), par la voix de son leader Maurice Kamto, s’est adressé à ses militants et sympathisants pour expliquer que la célébration du 20 mai « tend à perdre, dans le contexte actuel, sa force symbolique ».

Poursuivant, M. Kamto a soutenu, qu’en 37 ans de règne sans partage, le président Paul Biya a malheureusement réussi la prouesse de rendre cette date vide de sens politique « en raison de son instrumentalisation permanente des différences culturelles par un tribalisme d’État assumé et l’exclusion des populations de la gestion de leur destin ».

Le chef de file du MRC est actuellement incarcéré et poursuivi devant le Tribunal militaire pour attroupement, rébellion en groupe, hostilité à la patrie, insurrection, trouble à l’ordre public, association de malfaiteurs et incitation à l’insurrection.


Pour sa part, Bergeline Domou, le Parti du peuple camerounais (CPP) a fait savoir que son parti a pris la résolution de ne pas s’associer aux différentes festivités afin de protester, comme en 2016 et en 2017, « contre les multiples violations des droits et libertés fondamentales des Camerounais ».

Pour cette formation, la transition politique et la refondation de l’État passent par la résolution des problèmes du passé colonial, la redéfinition de la relation entre le citoyen et l’État et la forme de l’État.

Le CPP exige également la réforme de l’Armée et des autres forces de maintien de l’ordre, la redéfinition des systèmes et institutions clés, le traitement urgent de la question du retour des réfugiés humanitaires et politiques ainsi que celle de l’amnistie pour les prisonniers politiques.



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