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Cameroun : retour au bercail des 289 sécessionnistes graciés

Les 289 personnes interpellées dans le cadre des activités sécessionnistes dans les régions anglophones camerounaises du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et dont le président Paul Biya a ordonné l’arrêt des poursuites pendantes devant les tribunaux militaires du pays, ont regagné leurs familles samedi, a annoncé la radio nationale en mi-journée.Selon un communiqué publié à cet effet par le ministre en charge de la Défense, Joseph Beti Assomo, les personnes concernées, originaires de Bamenda (Nord-Ouest) et Buea (Sud-Ouest), ont été mises en route «aux soins de l’administration et sous escorte de la gendarmerie nationale».

Elles devaient ensuite être présentées aux gouverneurs desdites régions auprès de qui elles avaient à préciser sur procès-verbal les localités où elles feront élection de domicile avant d’être remises à leurs familles respectives.

Selon des documents consultés par APA, aucun des principaux activistes sécessionnistes n’a bénéficié de la mesure de clémence présidentielle. Il s’agit notamment du leader Sissiku Ayuk Tabe, autoproclamé président de la république d’Ambazonie ainsi que de neuf de ses lieutenants, extradés du Nigeria en début d’année et poursuivis notamment pour terrorisme et propagation de fausses informations.

En procès dans la semaine devant le tribunal militaire de Yaoundé, la capitale du pays, les concernés, se considérant comme «citoyens de la république d’Ambazonie», ont dénié à l’État du Cameroun la légitimité de les juger.


Jeudi dernier, le chef de l’État a décrété l’abandon des poursuites et la remise en liberté des 289 prévenus, à l’issue des audiences des audiences publiques prévues le lendemain dans les tribunaux militaires non seulement de Yaoundé (121), mais aussi de Bafoussam (16), de Bamenda (49), de Buea (99) et de Douala (14).

Le communiqué publié à l’occasion précisait que la mesure «ne concerne pas les criminels, assassins et autres dangereux terroristes, ainsi que les commanditaires et planificateurs de la pernicieuse crise sécuritaire en cours dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest», au sujet de qui «la justice poursuit sereinement son cours».

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