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Cameroun : un observatoire invite les média à l’éthique et à la déontologie

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L’Observatoire Camerounais de la Déontologie et de l’Ethique dans les Médias (OCADEM) a lancé un plaidoyer, vendredi, pour le respect des fondamentaux qui caractérisent le métier de journalisme, à l’occasion des festivités marquant la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse.Lors des cérémonies commémoratives organisées à Douala et dans d’autres villes du pays, cette instance de régulation a dressé un tableau sombre des conditions d’exercice du métier de journaliste.

Selon l’OCADEM, « l’analyse des contenus de certains médias dégage des sujets bâclés au parfum de calomnie, de diffamation, de manipulation, de fausse information, de dithyrambe, au grand dam des règles cardinales de la déontologie et de l’éthique professionnelles ».

Dans plusieurs cas, a-t-il dénoncé, « les hommes et femmes de médias font preuve de nombreux dérapages, manquements et dérives dans l’exercice de leur métier. Conséquence, le public a de moins en moins droit à une information fouillée, vérifiée et équilibrée ».

Cet organe d’autorégulation se dit totalement contre toutes ces pratiques qui contribuent à tuer « le plus beau métier du monde » dans notre pays, et font en sorte que le public a de moins en moins droit à une bonne information.

Intervenant au nom de ses pairs, le président de l’OCADEM, le journaliste Achille Mbog Pibasso a notamment insisté sur « la stricte observation des règles de déontologie et d’éthique dans les médias, de protéger le droit du public à une information libre, complète, objective et exacte, de défendre la liberté de la presse, de veiller à la sécurité des professionnels des médias dans l’exercice de leur fonction, de garantir leur droit d’enquêter librement sur tous les faits concernant la vie publique ».


Par ailleurs, il a souligné la nécessité « d’encourager les professionnels des médias et les organes de presse qui font preuve de professionnalisme, de mener des recherches et des réflexions sur l’évolution des médias au travers des activités stratégiques visant à transformer le secteur et à améliorer le professionnalisme, la rentabilité économique et la responsabilité sociale des médias au Cameroun ».

Une récente étude sous la houlette du Syndicat national des Journalistes du Cameroun (SNJC) rapporte que 46% des personnels des médias travaillent sans contrat de travail, 52% de journalistes exercent une activité parallèle pour autant que faire se peut arrondir les fins de mois.

Ce surplus de travail est souvent à l’origine des décès des suites d’Accident vasculaire cérébral (AVC), le salaire mensuel se situe moyennement autour de 100 000 FCFA tandis que 6 % seulement des journalistes camerounais bénéficient d’une assurance santé, 91 % d’entre eux sont des locataires et 45 % de journalistes voudraient quitter leur métier.


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