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Cameroun : vers la suppression des poches de corruption et de tracasseries vers la RCA et le Tchad (Officiel)

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Le ministère camerounais des Transports (Mintransports) s’est engagé, devant les syndicats du secteur, à supprimer les poches de corruption et de tracasseries sur les corridors menant vers la République centrafricaine (RCA) et le Tchad, à l’origine de récurrents mouvements d’humeur des camionneurs.Au terme d’une réunion de crise tenue avec ces acteurs, en fin de semaine dernière dans la capitale, Yaoundé, le chef dudit département, Emmanuel Nganou Djoumessi, a en effet annoncé la suspension du pesage à l’essieu mobile sur lesdits corridors, une opération qui selon les protestataires s’est transformée en arnaque permanente et de retards dans le trafic.

Le Mintransports a également prescrit un audit des instruments de pesée sur ces axes routiers, dont les données varient d’un poste à l’autre, annonçant en outre des sanctions contre les agents véreux de ses services.

Ces engagements, note-t-on, intervenaient alors que les camionneurs, à l’appel du Syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun (Sntrc), annonçaient une grève illimitée pour exiger, entre autres, la suppression de la taxe à l’essieu et les tracasseries routières.

Voici peu, le gouverneur de la région de l’Est, Grégoire Mvongo, avait publié une note portant réduction des postes de contrôle dans son territoire de commandement, à l’origine de plaintes récurrentes des transporteurs partant de la métropole économique, Douala pour Bangui et N’Djamena, les capitales respectives de la RCA et du Tchad, des pays ne disposant pas d’une façade maritime et dont au moins 80% des marchandises transitent par le Cameroun.


En février dernier, déjà, la direction générale des douanes (DGD) du Cameroun avait prescrit, à ses secteurs situés sur lesdits corridors, dénonçant des pratiques qui induisent des coûts supplémentaires, rallongent les délais d’acheminement des marchandises en transit, ternissent l’image du service tout en impactant, négativement, sur les rapports avec des partenaires privilégiés.

Les syndicalistes du secteur du transport terrestre au Cameroun ont, par exemple, dénombré 120 postes de contrôle érigés par la police, la gendarmerie, la douane ainsi que les agents de la prévention routière sur le corridor Douala-N’Djamena et Douala-Bangui.

Sur ces axes, ont-ils calculé, tout camionneur verse une «motivation» oscillant entre 1000 et 5000 FCFA par poste de contrôle, représentant en moyenne 175 milliards FCFA annuels pour les 78.000 véhicules recensés.



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