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CEMAC : les dirigeants prônent l’application des mesures arrêtées avec le FMI

Le sommet extraordinaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), ouvert jeudi à N’Djamena, s’est achevé le même jour dans la soirée par l’adoption d’un communiqué final dans lequel les chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation sous-régionale réaffirment notamment leur ferme volonté d’appliquer de manière urgente les mesures économiques arrêtées avec le Fonds monétaire économique (FMI).A ce propos, le président de la commission de la CEMAC, le Gabonais, Daniel Ona Ondo, qui donnait lecture des résolutions, a affirmé que des instructions ont été données  aux ministres en charge des négociations ou du suivi du programme économique avec le FMI de faire montre d’une détermination sans faille dans la mise en œuvre des réformes indispensables au redressement de la sous région

Le communiqué final du sommet encourage en outre  les Etats membres à faire respecter la convention régissant l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC) et la règlementation des changes en vigueur en vue de favoriser le rapatriement intégral des recettes d’exportation.

Sur un autre plan, le Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (GABAC) est sollicité par les chefs d’Etat afin de pallier les faiblesses identifiées dans les dispositifs de lutte anti-blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

A l’égard d’autres institutions communautaires, le sommet de N’Djaména encourage la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) « à poursuivre l’application de toutes les mesures de son ressort, (et qui sont) nécessaires à la stratégie de sortie de crise, au redressement des économies de la CEMAC et au maintien de la stabilité monétaire et financière ».


La Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) a été instruite de renforcer la supervision prudentielle des établissements de crédit afin de garantir la stabilité du système bancaire sous régional, souligne le communiqué final, ajoutant que l’UMAC est invitée à mettre en place un dispositif plus contraignant afin d’assurer le plein respect des critères de convergence et favoriser ainsi la coordination des politiques budgétaires nationales et de la politique monétaire commune.

« S’agissant de la BDEAC, la conférence décide de la réforme de cette institution et prend notamment les mesures suivantes : la séparation des fonctions de président de la BDEAC et de président du conseil d’administration et la création d’un comité de crédit et d’un comité de rémunération », note M. Ondo dans son compte rendu des résolutions.



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