International › AFP

Cesare Battisti réaffirme que Jair Bolsonaro ne peut pas l’extrader

Cesare Battisti, ancien militant d’extrême gauche condamné pour meurtres en Italie et réfugié au Brésil, a réaffirmé mercredi qu’il ne pouvait pas être extradé par le nouveau président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro élu dimanche.

« Bolsonaro peut dire ce qu’il veut, je suis protégé par la Cour suprême. Ce ne sont que des paroles, des fanfaronnades. Il ne peut rien faire, il y a une justice et je suis protégé par la justice », a déclaré Cesare Battisti mercredi dans un entretien à Radio Rai.

Mi-octobre, M. Battisti avait déjà assuré que s’il était élu, Jair Bolsonaro ne pouvait pas ordonner son extradition. « Ce n’est pas l’exécutif qui décide de ça en ce moment, c’est le judiciaire », avait-il expliqué à l’AFP, rappelant que la Cour suprême (STF) devait encore statuer sur son cas.

En avril, le Tribunal suprême de justice (TSJ) du Brésil avait levé les mesures de surveillance imposées à Cesare Battisti, dont celle ne pas quitter sa zone de résidence sans autorisation.

Pendant la campagne présidentielle, M. Bolsonaro s’était engagé à cette extradition. Et Matteo Salvini, patron de l’extrême droite italienne et homme fort du gouvernement à Rome, a déclaré qu’il allait demander cette extradiction.


Ancien militant d’un groupe d’extrême gauche classé comme terroriste par la justice italienne, Cesare Battisti a été condamné par contumace en 1993 en Italie à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres à la fin des années 1970.

Aujourd’hui âgé de 63 ans, il a toujours clamé son innocence et vit exilé au Brésil depuis 2004, après avoir passé près de 15 ans en France.

Ces dernières années, Rome a multiplié les demandes d’extradition à son égard.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut