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Cinq films dans la carrière de l’acteur Bruno Ganz

Bruno Ganz, l’une des plus belles voix du théâtre de langue allemande, s’est fait connaître au cinéma à partir des années 80 notamment grâce à Wim Wenders dans « Les ailes du désir ».

– La marquise d’O… » (Eric Rohmer, 1976) –

Eric Rohmer, qui signe là un des ses premiers films, Grand prix spécial de Cannes en 1976, adapte fidèlement le texte de von Kleist centré sur une marquise tombée mystérieusement enceinte. Bruno Ganz joue un comte russe qui se présente d’abord comme son protecteur mais qui en réalité, a violé cette jeune veuve pendant son sommeil. Dans cette suite de tableaux esthétiques, l’acteur, théâtral, recompose avec talent le romantisme allemand.

– « L’ami américain » (Wim Wenders, 1977) –

Dans cette adaptation glaçante du roman de Patricia Highsmith « Ripley s’amuse », Bruno Ganz joue un homme condamné par une leucémie et qui se retrouve mêlé à un projet d’assassinat monté par Tom Ripley, le sociopathe préféré de la romancière américaine, interprété par Denis Hopper.

– « Les ailes du désir » (Wim Wenders, 1987) –


Dans ce classique en noir et blanc de Wim Wenders, Prix de la mise en scène à Cannes, Bruno Ganz est un ange aux ailes blanches et soyeuses, qui veille sur des Berlinois tristes et solitaires, avant la chute du Mur. Par amour pour une trapéziste, il veut devenir homme.

– « L’Eternité et un jour » (Théo Angelopoulos, Palme d’Or 1998) –

Bruno Ganz incarne Alexandre, un grand écrivain condamné par la maladie qui va prendre sous son aile un petit Albanais croisé à un feu rouge, et à qui il va faire traverser la frontière. Cet étrange voyage où passé et présent d’entremêlent vaut la Palme d’Or au réalisateur grec Théo Angelopoulos. Solitaire et laconique, Bruno Ganz, en homme qui se meurt, peuple magnifiquement ce film par ses silences et son regard qui écoute le monde.

– « La chute » (Olivier Hirschbiegel, 2004) –

Il est Hitler dans « La chute », premier film à explorer l’intimité du dictateur lors des derniers jours qu’il passe entre le 20 avril et le 2 mai 1945, terré dans un bunker. Paranoïaque, tyrannique, Bruno Ganz personnifie l’homme au moment le plus pathétique de sa vie. L’acteur s’est plongé dans les archives et les enregistrements sonores pour reproduire la voix tremblante du Führer. Hitler apparaît. Le malaise n’existerait pas sans sa prestation exceptionnelle. Le film sujet à controverses, n’obtient qu’une nomination aux Oscars.

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