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Conclave africain à Dakar sur la prévention du terrorisme

Plusieurs pays africains touchés ou menacés par le terrorisme, ont réaffirmé lundi à Dakar, leur volonté de développer des stratégies communes de prévention contre toute forme d’extrémisme religieux.« Les menaces à la paix et à la sécurité évoluent en fonction du contexte et aujourd’hui au-delà des menaces classiques qui perdurent, les plus grands défis ont pour nom : extrémisme violent et terrorisme qui imposent une vision partagée, une synergie d’efforts pour développer des stratégies adaptées de prévention et de lutte commune », a déclaré Mame Baba Cissé, Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur.

Il s’exprimait à l’ouverture du séminaire post-forum international de Dakar axé sur la paix et la sécurité en Afrique tenu dans la capitale sénégalaise et ayant comme thème : « Prévention et lutte contre l’extrémisme violent : quelles réponses des populations ? »

Parlant des populations, M. Cissé a informé que « les groupes terroristes sont à l’origine de près de la moitié des violences commises sur les civils », avant de reconnaître que c’est dû « à la fragilité de la situation sécuritaire dans plusieurs régions et les menaces de déliquescence de certains pays surtout en Afrique. »

Cette rencontre de partage d’expériences a vu la participation d’une centaine de sommités composées d’autorités politiques, de membres des forces de défense et de sécurité, d’experts et d’universitaires, de diplomates et de représentants d’organisations internationales et des organisations de la société civile.

Pour sa part, le professeur Ferhat Horchani de la Faculté de Droit et des Sciences politiques de Tunis (Tunisie), a constaté « l’échec de la communauté internationale se matérialisant par l’augmentation spectaculaire du nombre de groupes terroristes » dans le monde.


Selon lui, « une autre lecture du phénomène terroriste s’impose » puisque les nouveaux groupes extrémistes ont des ambitions plus larges notamment politiques et territoriales.

S’inspirant de son pays, la Tunisie qui est confrontée à la menace terroriste, le professeur Horchani a identifié quelques causes du terrorisme que sont « la criminalité, la quête de l’argent facile, la drogue, la radicalisation notamment en prison, l’exclusion sociale ou économique… »

Au terme de son argumentaire, l’universitaire a proposé de « traiter le terrorisme comme un projet culturel » en y incluant le citoyen qu’il considère comme « l’élément le plus important » car susceptible de fournir des renseignements dans le cadre des politiques préventives.



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