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Côte d’Ivoire: manifestation des étudiants pour une reprise des cours

« Nous voulons aller à l’école! »: le syndicat des étudiants en Côte d’Ivoire a organisé mardi à Abidjan une marche pour réclamer « la reprise des cours » interrompus depuis six semaines.

« Depuis deux mois, nous observons la fermeture des classes et des amphis et cela est insupportable », a expliqué à l’AFP le secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci), Fulgence Assi.

« Il était important de réagir et de demander au gouvernement de trouver une solution définitive à cette crise dont les principales victimes sont élèves » a-t-il souligné.

Tout de blanc vêtus, plusieurs centaines d’élèves et d’étudiants ont défilé dans le calme sur le campus de l’université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, la principale de Côte d’Ivoire, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: « Oui pour une école apaisée! » ou « Nous disons non à une année (scolaire et universitaire) blanche! ».

A l’appel de la Fesci, des manifestations similaires se sont déroulées dans plusieurs grandes villes ivoiriennes.

La grève des enseignants des écoles primaires, secondaires et des professeurs de l’université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan est entrée dans sa sixième semaine et paralyse tout le système éducatif du pays.


Le mouvement dans le primaire exige « la suppression des cours du mercredi ». Les enseignants du secondaire réclament une hausse des indemnités de logement, appuyés par leurs collègues du primaire.

L’incarcération, il y a une semaine, de Johnson Zamina Kouassi, secrétaire général et porte-parole de la Coordination nationale des enseignants-chercheurs (Cnec), premier syndicat des professeurs d’universités publiques de Côte d’Ivoire, pour « troubles à l’ordre public », a aggravé la situation déjà tendue dans le supérieur.

Les fonctionnaires ivoiriens ont exigé « sa libération », menaçant de généraliser le mouvement.

Les grèves dans le secteur public sont récurrentes en Côte d’Ivoire depuis deux ans, malgré la signature en août 2017 d’une trêve sociale de cinq ans moyennant le paiement sur plusieurs années d’arriérés de salaires pour environ 130.000 fonctionnaires, soit 70% des effectifs de la fonction publique.

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