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Côte d’Ivoire/violences communautaires: appels à la paix lors des funérailles des victimes

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Des appels à la paix ont été lancés lors de l’enterrement de sept des 14 victimes d’affrontements intercommunautaires à Béoumi (60 km à l’ouest de Bouaké, centre), en Côte d’Ivoire, en présence d’une centaine de personnes, a constaté vendredi l’AFP.

« Je demande que la paix revienne dans vos cœurs, dans vos familles à Béoumi. Et que nous tous qui avons fauté, nous puissions demander pardon l’un à l’autre », a déclaré le préfet de Béoumi, Djedj Mel, qui a assisté aux enterrements aux côtés du ministre ivoirien de la Communication Sidi Touré, également député de la circonscription.

« Nous sommes vraiment sous le choc. Nous enterrons aujourd’hui sept personnes qui étaient pourtant bien portantes le 15 mai. Nous nous en remettons à Dieu et prions pour que la paix habite tous les cœurs », a déclaré à l’AFP Sekou Traoré, un habitant de Béoumi, dont les rues étaient désertes vendredi.

Présent au cimetière municipal, l’enseignant Raymond Koffi dit être déçu et abattu à la vue des cercueils. « La crise militaro-politique de 2002 qui a engendré la rébellion ne nous a pas servi. Il fallait encore que nous trouvions les moyens pour nous tuer entre frères. Qu’en sera-t-il donc pour les élections de 2020? Croisons les doigts », a déclaré M. Koffi.


Le 15 mai, une altercation entre un chauffeur de taxi-brousse malinké et un conducteur de moto-taxi baoulé fut à l’origine de ces violences qui ont dégénéré en bataille rangée dans la ville de Béoumi, faisant 14 morts, une centaine de blessés et 300 déplacés.

Les affrontements intercommunautaires sont fréquents et parfois meurtriers en Côte d’Ivoire, pays de 25 millions d’habitants qui compte plusieurs dizaines de peuples.

Ces heurts sont souvent liés à la propriété foncière, mais aussi aux transports. Des affrontements entre populations locales et transporteurs dioula, qui contrôlent traditionnellement les taxis-brousse, se produisent sporadiquement, faisant parfois des morts.



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