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Couverture sanitaire universelle: il reste « beaucoup à faire » en Europe juge l’OMS

Les inégalités d’accès à des soins abordables financièrement sont « immenses en Europe », souligne l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport publié mercredi, estimant qu’il reste « beaucoup à faire » pour la mise en place d’une couverture sanitaire universelle.

« Ce que nous souhaitons, c’est que les populations ne soient pas confrontées à des difficultés financières pour accéder aux services de santé dont elles ont besoin », a déclaré Claudia Stein, directrice de l’information et de la recherche à l’OMS à l’AFP, lors de la présentation du rapport à Londres. « Il y a beaucoup à faire, les inégalités sur ce point sont immenses en Europe ».

Les frais de santé à la charge des ménages restent minimes en Europe de l’Ouest en comparaison avec les pays de la Communauté des États indépendants (CEI), issus de l’ancien bloc soviétique, montre le « Rapport sur la santé en Europe » qui couvre 53 pays.

Sur l’ensemble de la région, les dépenses totales de santé atteignent 8,2% du PIB en 2014, en hausse de 20% par rapport à 2000. Cette moyenne recouvre des réalités diverses: le chiffre s’établit à 7,1% en Russie, 9,1% au Royaume-Uni et 11,9% en Suède.

Surtout, la répartition de ces dépenses, entre public et privé, éclaire sur les politiques de santé d’un pays à un autre. Ainsi en Suède, l’État assure 84% des dépenses de santé, contre 78,2% en France, 52,2% en Russie et 28,8% au Tadjikistan.

Concrètement, le gouvernement suédois dépensait 3.785 euros pour la santé de chaque habitant en 2014, soit plus que les gouvernements allemand (3.344 euros), français (3.043 euros), russe (827 euros) ou tadjik (46 euros). La moyenne sur la « région Europe » s’élève à 1.622 euros, et à 2.346 euros dans l’UE.


En conséquence, au Tadjikistan, les dépenses de santé des ménages représentaient, en 2014, 61,7% du total des dépenses de santé. Cette proportion s’élève à 45,8% en Russie, 14,1% en Suède et 6,3% en France.

Lorsque ce chiffre tombe « sous les 15%, très peu de ménages sont confrontés à des dépenses de santé qui les appauvrissent », souligne l’OMS.

Pour saisir l’impact des dépenses publiques de santé, l’OMS prend notamment comme exemple l’évolution de la mortalité maternelle : en « région Europe » en 2015, pour 100.000 naissances, 17 femmes enceintes sont mortes de causes évitables liées à la grossesse ou l’accouchement, en baisse de presque 50% depuis 2000.

Mais le chiffre monte jusqu’à 32 au Tadjikistan et 25 en Russie, soit 8 et 6 fois plus, respectivement, qu’en Suède la même année (4 décès). En France, la mortalité maternelle s’élevait à 8 femmes enceintes pour 100.000 naissances en 2015.


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