International › AFP

Crash en Ethiopie: profils de quelques victimes

Voici les profils de quelques-unes des 157 personnes qui ont trouvé la mort dans le crash dimanche en Ethiopie du Boeing 737 d’Ethiopian Airlines qui effectuait la liaison Addis Abeba-Nairobi.

Les Nations unies sont particulièrement en deuil, avec la perte d’une vingtaine d’employés travaillant pour différentes agences ou organisations affiliées.

– Un célèbre archéologue italien –

Sebastiano Tusa, 66 ans, était un expert italien en archéologie subaquatique, conseiller aux affaires culturelles de la région Sicile. Il devait être l’un des principaux orateurs d’une conférence de l’Unesco organisée au Kenya.

« Il s’est investi corps et âme pour sauvegarder les vestiges de notre histoire qui gisent au fond des mers », lui a rendu hommage lundi la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay.

Basé à Palerme, Sebastiano Tusa a passé des années à étudier la bataille des îles Egates, qui a opposé en 241 avant notre ère Romains et Carthaginois, au large de la Sicile.

Il avait aussi découvert dans l’épave d’un navire dans cette zone une bouteille de vin de plus de mille ans d’âge, qui serait la plus ancienne jamais conservée et qu’il avait présenté à Vinitaly, grand rendez-vous du monde du vin à Vérone.

– Un militant panafricain –

Franco-tunisien, Karim Saafi, 38 ans, était le cofondateur du Forum de la jeunesse de la diaspora africaine en Europe (Adyfe).

Il devait intervenir devant le Conseil économique, social et culturel de l’Union africaine à Nairobi.

« Il fédérait, donnait de l’espoir. Son apport à la jeunesse des quartiers populaires est immense », a déclaré au quotidien Le Parisien son ami d’enfance, l’humoriste français Yassine Belettar.

Etabli à Bruxelles, Karim Saafi portait notamment un projet d’ouverture d’une école artistique à Molenbeek, une commune bruxelloise où vivent de nombreux immigrés maghrébins, devenue aux yeux du monde un fief de jihadistes après les attentats parisiens de novembre 2015 dont plusieurs des auteurs en étaient originaires.

– La famille d’un député slovaque –

Le député nationaliste slovaque Anton Hrnko a lui-même annoncé sur les réseaux sociaux qu’il avait perdu sa famille dans le crash de l’avion d’Ethiopian Airlines.

« C’est avec une infinie tristesse que j’annonce que ma chère épouse, Blanka, mon fils Martin et ma fille Michala ont péri dans la tragédie aérienne à Addis Abeba ce matin », a écrit le député, qui est aussi vice-président du Parti national slovaque, sur son compte Facebook.


Les victimes voyageaient en Afrique à l’occasion d’un cadeau offert par Martin, un guide de voyages, à sa soeur et à sa mère, avec qui il devait participer à un safari.

– Un coordonnateur de l’ONU –

Victor Tsang, coordonnateur des politiques de développement durable, au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), dont le siège se trouve à Nairobi.

« Il était un parfait ambassadeur pour notre organisation, défendant et incarnant ses valeurs et ses idéaux », a commenté Joyce Msuya, responsable du PNUE.

Né à Hong Kong, spécialiste des questions liées au genre, il était père d’un petit garçon et son épouse attend un second enfant.

– Une jeune chercheuse égyptienne –

Doaa Atef, 29 ans, travaillait pour l’institut de recherche égyptien Desert Research Center, basé au Caire. Elle se rendait à un atelier de formation au Kenya.

« Doaa était si excitée à l’idée de prendre l’avion », se souvient son père, Atef Abdelsalam, un foncionnaire du ministère de l’Agriculture.

« La semaine dernière, nous étions ensemble au mariage d’une cousine et elle m’a dit : +Qu’est-ce que tu penses de ça, papa: tu vas bientôt devoir organiser mon mariage à moi.+ Et maintenant elle est partie pour toujours… ».

– Une policière ougandaise –

Christine Alalo était une commissaire de police expérimentée, qui était déployée en Somalie dans le cadre de la Mission de l’Union africaine dans ce pays (Amisom).

Elle revenait d’Italie et se rendait à Mogadiscio, a indiqué la police ougandaise. Sa mission en Somalie, qui devait s’achever en juin, n’était pas sa première expérience à l’étranger: elle avait notamment servi dans la mission des Nations unies au Soudan du Sud.

« Christine Alalo était une membre hautement respectée des forces de police et qui aimait son travail », a souligné la police ougandaise.



0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut