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Crise au BURIDA: Irène Viera appelle les artistes à se « reconcentrer sur l’essentiel»

La directrice générale du Bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA), l’institution de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins dans le pays, Irène Viera, a appelé mardi les artistes ivoiriens, notamment ceux qui réclament sa révocation, à se « reconcentrer» sur l’essentiel.« Aujourd’hui, nous abordons le développement du BURIDA et nous sommes encouragés par tous nos partenaires. Il n’est pas bon que pour de fausses accusations ou pour des textes qui sont lus à l’envers, tout soit mis à plat. Les artistes du BURIDA doivent se reconcentrer sur l’essentiel », a invité Mme Viera qui s’exprimait dans un débat diffusé sur les antennes de la première chaîne de télévision de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI, service public) sur le thème des raisons de la crise au sein de cette institution.

La directrice générale du BURIDA avait en face d’elle pour ce débat, M. Fausseni Dembélé, directeur de cabinet du ministre ivoirien de la culture et de la francophonie et les artistes Nahounou Paulin et Fadal Dey respectivement, porte-parole de l’Union nationale des artistes de Côte d’Ivoire ( pro-Irène Viera) et porte-parole du collectif d’artistes au BURIDA qui réclame le départ de Mme Viera.

Selon Mme Viera, contrairement à ce que l’on veut faire croire, le BURIDA est sorti de son déficit. « Depuis 2017, nous avons non seulement équilibré les comptes, mais nous avons fait un résultat excédentaire. Nous avons dégagé un excédent de 116 millions de FCFA », a-t-elle expliqué, se défendant des accusations de mauvaise gestion de ses pourfendeurs.

Répondant au collectif d’artistes qui réclame sa révocation pour « faute lourde» relativement à une activité de son institution où elle aurait engagé 120 millions FCFA et récolter en retour 35 millions FCFA, Mme Viera a soutenu que certes l’investissement « a été déficitaire, mais n’a pas montré de fraude».

 Elle a conclu en rappelant les « enjeux » sur lesquels doivent se « reconcentrer » les artistes, notamment, celui du numérique. Dans la même veine, le directeur de cabinet du ministre ivoirien de la culture et de la francophonie, Fausseni Dembélé, a invité, à son tour, les artistes « à sortir du cycle de l’instabilité » estimant « qu’avec cette façon de fonctionner le BURIDA n’ira nulle part».


Selon lui, «si on veut être logique », les artistes qui contestent le mode de désignation de Mme Viera à la tête du BURIDA devraient plutôt s’en prendre à leur conseil d’administration. « Au titre de l’année 2017, le BURIDA a fait une perception qui s’élève à 2.468.000.000 FCFA répartis à hauteur de 35% pour le fonctionnement et 65% redistribués aux artistes », a fait savoir M. Dembélé assurant les contestataires de ce qu’ un audit conduit par l’inspection générale d’État qui en cours au BURIDA permettra de « connaître la vérité ».

Dans un autre registre, l’artiste-chanteur Fadal Dey qui représentait les artistes « frondeurs» à ce débat, a dénoncé la gestion de Mme Viera réclamant son départ de la tête de cette institution pour «faute lourde. Elle a commis des fautes lourdes de gestion. Elle est frappée par la loi et il faut qu’elle parte», a souhaité Fadel Dey, s’offusquant de ce que le BURIDA perçoit des fonds au nom des artistes sans leur reverser en entièreté.

 Le BURIDA est secoué par une crise profonde depuis plusieurs mois. Un collectif d’artistes réclame le départ de la directrice générale, Irène Viera pour mauvaise gestion alors qu’un autre groupe d’artistes soutient son maintien. Un audit de cette institution  dirigé par l’inspection générale d’État est en cours.



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