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Crise au BURIDA: «Si j’ai fauté, je rends ma démission», affirme le ministre Bandaman

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Le ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandaman a affirmé mardi à Abidjan relativement à l’audit du Bureau ivoirien du droit d’auteur ( BURIDA), l’institution de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins en Côte d’Ivoire, que «si j’ai fauté, moi-même en tant que ministre, je rends ma démission au président de la République ».M. Bandaman s’exprimait au cours d’une rencontre de restitution  publique des résultats de cet audit du BURIDA dont il  a plaidé pour le  report estimant « qu’il n’y a pas d’huissier pour lire le rapport de  synthèse de l’audit ». 

« Je veux vous supplier d’accepter qu’on reporte  cette restitution du rapport d’audit», a plaidé le ministre devant une  foule d’artistes brandissant néanmoins le document. 

« J’ai demandé au  Président du Conseil d’administration du BURIDA de choisir un huissier  qui va venir lire le rapport de synthèse. Il m’avait donné son accord.  Mais, on constate que l’huissier n’est pas là… Il n’est pas possible  de trafiquer ou de résumer le rapport d’audit d’un cabinet », a  expliqué  M. Bandaman aux artistes dans une ambiance tendue.  

Poursuivant, il a fait savoir que le collectif d’artistes à l’initiative  de l’audit de cette institution lui a demandé dans un courrier,  le  report de cette restitution publique. « Dans un courrier, Fadal Dey (  Meneur de la fronde) me demande l’intégralité du rapport d’audit, le  report de sa lecture et recommande qu’il soit lu par le cabinet qui l’a effectué », a-t-il fait savoir ajoutant « qu’ils ( les  frondeurs) vont donc faire la requête auprès du cabinet qui a fait  l’audit ». 


M. Bandaman a conclu en insistant que « je veux la paix  malgré les injures, les calomnies dont je suis l’objet ».

Le BURIDA est  secoué par une profonde crise depuis plusieurs mois. Un collectif  d’artistes réclament le départ de la directrice générale de  l’institution, Irène Viera pour « mauvaise gestion » alors qu’un autre  groupe soutient son maintien. Un audit de l’institution a ainsi été  commandité par l’inspection générale d’État en vue de faire la lumière  sur la prétendue mauvaise gestion de Mme Viera.



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