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Décès d’un deuxième blessé dans l’attentat de samedi au Zimbabwe

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Deux personnes sont décédées lundi des suites de leurs blessures subies dans l’attentat à l’explosif auquel a échappé samedi le président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa pendant une réunion électorale à Bulawayo (sud), a-t-on appris de source hospitalière.

« Nous avons malheureusement perdu deux personnes dans l’incident de samedi », a déclaré à l’AFP un responsable de l’hôpital Mpilo à Bulawayo, le Dr Solwayo Ngwenya.

Le ministre de la Santé, le Dr David Parirenyatwa avait annoncé plus tôt lundi à une radio publique le premier décés de l’un des 49 blessés.

« Nous avons des blessés qui souffrent de blessures potentiellement mortelles. Certains subissent des opérations chirurgicales à l’heure où je vous parle », a ajouté le Dr Ngwenya.

Un engin non identifié a explosé samedi-après midi, juste après le discours prononcé par M. Mnangagwa devant des milliers de ses partisans réunis dans un stade de la deuxième ville du Zimbabwe, considérée comme un fief de l’opposition.

Candidat à l’élection présidentielle du 30 juillet, le chef de l’Etat a pu être évacué du stade sain et sauf.


Selon le dernier bilan fourni dimanche par la police, l’explosion a fait au moins 49 blessés, parmi lesquels les deux vice-présidents du pays et plusieurs hauts responsables du parti au pouvoir, la Zanu-PF, pour la plupart légèrement atteints.

Quelques heures après l’attentat, qui n’a pas été revendiqué, le président Mnangagwa a accusé, sans les nommer, ses « ennemis mortels » d’avoir voulu l’éliminer.

Le vice-président Constantino Chiwenga, légèrement blessé dans l’explosion, a assuré dimanche que le calendrier électoral serait tenu et que les scrutins présidentiel et législatifs auraient lieu comme prévu le 30 juillet.

Ces élections sont les premières depuis la démission forcée en décembre de Robert Mugabe, aujourd’hui âgé de 94 ans, qui a régné sans partage sur le Zimbabwe pendant trente-sept ans.

Agé de 75 ans, Emmerson Mnangagwa, qui a succédé à M. Mugabe, est donné grand favori de la présidentielle face à une opposition divisée et orpheline de son chef historique Morgan Tsvangirai, décédé en février.



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