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« Des évolutions remarquables » notées dans les conditions de vie des Sénégalaises (experte)

La condition de la femme sénégalaise a connu, de 1960 à nos jours, des évolutions remarquables si on réfère aux indicateurs, a déclaré Mme Fatou Sarr, directrice du laboratoire genre de l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.Invitée de l’émission dominicale « Objections » de la Sud FM (radio privée), Mme Sarr a indiqué que c’est au niveau de l’éducation où on note les avancées les plus importantes avec un taux d’alphabétisation des jeunes filles supérieur à 37%.

Elle a toutefois souligné que ces avancées se limitent pour le moment à l’accès à la scolarisation, les études supérieures restant largement dominées par les hommes.

Se montrant optimiste, elle a ajouté : « D’ici quinze voire vingt ans, je crois que l’équilibre sera définitivement ancré au Sénégal y compris dans le supérieur. »

Au niveau de la santé, Mme Fatou Sarr souligne que les avancées se lisent à l’espérance de vie de la population et dans la pyramide des âges. Beaucoup de mortalités liées aux questions d’infection ont été résolues, a-t-elle indiqué, notant que le Sénégal enregistre 315 décès maternels pour 100 000 naissances en ce moment contre 500, il y a de cela quelques années.

Malgré ces prouesses « remarquables », la directrice du laboratoire genre de l’IFAN estime que les défis à relever restent les plus nombreux. « Quand nous regardons au niveau de la santé, de nouvelles maladies sont là telles que le cancer, l’hypertension et qui ne trouvent pas encore de réponse dans les politiques publiques », a-t-elle souligné.


Par ailleurs, Mme Fatou Sow Sarr a rappelé que l’accès aux ressources pour les femmes « demeure extrêmement lent », soulignant qu’en 1999 par exemple, le nombre de femmes propriétaires terriens était de 13,4%, selon la FAO. En 2013, il était de 13,8%, soit un petit bond de 0,4%, d’après l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Elle a appelé à une orientation des ressources vers les besoins fondamentaux des femmes parce que, selon elle, toutes les grosses politiques de développement, y compris le Plan Sénégal émergent (PSE), n’abordent le problème de la femme que de manière sociale.

 « Les femmes sont le microcrédit, l’agriculture familiale (au moment où les hommes sont dans des projets d’entreprenariat ou d’agrobusiness) et cela risque de créer des inégalités », a-t-elle précisé.

La production non valorisée des femmes représente 30 % du PIB du Sénégal, a affirmé Mme Sow, plaidant pour un changement des politiques publiques aptes à faire de la femme « une véritable actrice de développement ».


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