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Des experts formés à Dakar sur la sécurité sanitaire des aliments

Des experts du Sénégal, du Mali et du Burkina Faso ont débuté, lundi à Dakar, une formation régionale sur la sécurité sanitaire des aliments, à l’initiative de la l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du gouvernement sénégalais, a constaté APA.La formation qui durera trois jours entre dans le cadre du projet « Amélioration des capacités de surveillance intégrée et de réponse aux urgences de sécurité sanitaire des aliments au Sénégal et au Burkina Faso », financé par le Grand-Duché du Luxembourg.

Selon Cheikh Guèye, Chargé de Programme et Assistant au Représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la formation se justifie d’autant plus que des estimations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) révèlent que les maladies d’origine alimentaire entraînent 420 000 décès par an dont 1/3 au niveau des enfants de moins de 5 ans.

« En Afrique, plus de 91 millions de personnes tombent malades chaque année, entraînant 137 000 décès soit 1/3 de la mortalité mondiale due aux maladies d’origine alimentaire », a expliqué Cheikh Guèye.

A son avis, au Sénégal et au Burkina Faso, les systèmes de sécurité sanitaire des aliments font face à des défis majeurs comme les maladies d’origine alimentaire récurrentes et pesant lourdement sur des systèmes de santé déjà fragiles et en déficit de ressources ; leur coût, fort élevé, ayant un impact négatif sur la productivité et la croissance économiques et limitant les investissements des Gouvernements dans la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire et les programmes de développement ; l’inefficience des systèmes de maîtrise des risques d’origine alimentaire.


Ces défis portent également sur l’inadéquation des textes réglementaires vis-à-vis des risques émergents ; la prolifération des aliments vendus sur la voie publique sans contrôle ; le manque d’information et de sensibilisation des consommateurs et la mondialisation des échanges.

« Dès lors, la prévention efficace et durable de ces maladies est essentielle pour améliorer la santé publique, la sécurité alimentaire, la nutrition et les résultats commerciaux des produits agro-alimentaires. En effet, l’accès à des aliments sains, en plus d’être un droit fondamental, améliore l’accès aux marchés, le bien-être social des individus et des populations et réduit le fardeau des factures hospitalières. Les consommateurs ont également le droit d’exiger que les aliments disponibles sur le marché soient sains et de bonne qualité », a conclu Cheikh Guèye, Chargé de programme de la Fao-Sénégal.



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