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Des ONG mauritaniennes s’inquiètent du déficit pluviométrique

Le Réseau des ONG sur la Sécurité Alimentaire en Mauritanie (ROSA) a exprimé son inquiétude par rapport aux conséquences éventuelles du déficit pluviométrique sur les populations, notamment dans les zones agropastorales.« La saison des pluies vient d’entamer sa seconde partie sans réellement satisfaire les besoins des agropasteurs sur le plan de la pluviométrie permettant de sécuriser une bonne production agricole et sur celui des pâturages pour alimenter le cheptel national », a déploré le ROSA dans un communiqué reçu dimanche soir à APA.

Le texte précise que le Bulletin de la première décade du mois d’août du service agro-météorologie confirmait que depuis au moins dix jours, certaines stations n’ont enregistré aucune pluie ou de faibles quantités n’ayant aucune incidence sur le développement des cultures.

« Une telle situation au mois d’Août, qui du reste est le baromètre pour la viabilité de la saison des pluies, est inquiétante ; déjà, 46% des postes pluviométriques sont déficitaires » et 3 régions « enregistrent les déficits les plus prononcés », indique le ROSA.

Il indique que ce constat en mi-août est préoccupant sur le plan des cultures sous pluies mais aussi des pâturages. « Il y a également des informations concordantes que certains transhumants rechignent à rentrer à cause de l’incertitude qui plane sur le bon devenir de la saison des pluies », souligne-t-il.


« Un doute est déjà perceptible dans l’esprit des agriculteurs et éleveurs déjà fragilisés par les très mauvaises performances agropastorale de l’année dernière qui ont poussé les agriculteurs du pluvial vers les centres urbains et les éleveurs vers une transhumance très précoce entamée dès fin octobre 2017 et à dépenser des sommes colossales, pour ceux qui sont restés, pour l’alimentation du cheptel résident », ajoute le texte.

Au Guidimaka, l’une des régions où le niveau de précipitations pluviométriques est le plus élevé dans le pays, les éleveurs s’inquiètent sur le niveau de perte des veaux et s’interrogent sur la maladie qui en est à l’origine. « Il est urgent que les services vétérinaires puissent aider à déterminer les causes de ces pertes et prodiguer des conseils et une thérapie pour circonscrire cette situation », plaide le Réseau.

Face à ces circonstances et compte tenu du poids de la contribution des cultures sous pluies et derrière barrages et de l’inquiétude grandissante sur le devenir des pâturages, le ROSA a exhorté les autorités à anticiper et prendre les mesures idoines pour atténuer les conséquences éventuelles d’un déficit de productions agropastorales.


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