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Des proches de Khalifa Sall soupçonnent un « empressement » pour son procès en cassation

Des « informations en notre possession » indiquent que le procès en cassation dans l’affaire de la caisse d’avance de la Ville de Dakar, impliquant notamment le maire de Dakar révoqué Khalifa Sall et candidat déclaré à la présidentielle de 2019, « va se tenir au plus tard en début décembre », a annoncé, dans un communiqué reçu dimanche soir à APA, la coalition Taxawu Senegaal.« Jamais dans l’histoire judiciaire de notre pays, la Cour suprême n’aura examiné un pourvoi en cassation moins d’un mois après le dépôt des mémoires et autres répliques des parties. Au surplus, rien ne justifie que ce dossier ne soit singulièrement extirpé pour être vidé avant les centaines de dossiers en attente, souvent depuis des années, devant la cour », a expliqué cette coalition dirigée par l’ancien maire de Dakar, incarcéré depuis mars 2017, accusé d’avoir détourné des derniers publics dans sa gestion de la ville de Dakar depuis 2009.

Khalifa Sall, révoqué le 31 août dernier de la mairie de Dakar par un décret présidentiel, est candidat déclaré à la présidentielle sénégalaise, dont le premier tour est prévu le 24 février 2019.

Le 30 août dernier, le président de la Cour d’appel de Dakar a confirmé le jugement de première instance, rendu 5 mois plus tôt par le tribunal correctionnel de Dakar et condamnant notamment Khalifa Sall à 5 ans de prison ferme.

Le jugement en appel avait également corsé l’amende de 5 millions FCFA prononcée lors du premier jugement, en la portant notamment à 1,830 milliards de FCFA. Une somme que Kalifa Sall et ses co-accusés devront désormais payer en guise de dommages et intérêts à l’Etat du Sénégal.

« A n’en pas douter le message est clair. Khalifa Ababacar Sall doit renoncer à sa candidature sinon le procès devant la Cour suprême va être programmé en vue de le faire condamner définitivement avant le dépôt des candidatures à l’élection présidentielle », ont répliqué les souteneurs de l’ancien maire de Dakar.


« En tout état de cause, nous n’accepterons jamais que l’agenda judiciaire soit calqué sur le calendrier électoral et que le procès devant la Cour suprême soit transformé en tour éliminatoire de l’élection présidentielle du 24 février 2019 », a ajouté la coalition Taxawu Senegaal.

Par ailleurs, « nous interpellons également les autorités religieuses, les organisations de la société civile et les représentations diplomatiques sur cet empressement de la justice que rien ne justifie sinon la confirmation que la procédure contre Khalifa Ababacar SALL une affaire purement politique montée par le pouvoir en place et exécutée par une justice aux ordres ».

De même, sont interpellés « l’Union des Magistrats du Sénégal, et à travers elle tous les magistrats, et les appelons à refuser que les juges de la Cour suprême exercent leur office dans le but manifeste d’aider Macky Sall à éliminer un adversaire politique », ont poursuivi les camarades de Khalifa Sall.

« La Cour suprême n’est pas un bureau de vote et que ses juges ne doivent pas éliminer un candidat à l’élection présidentielle », a indiqué la coalition de Khalifa Sall.



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