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Divers sujets font la Une des journaux camerounais

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L’avenir de la sélection de football à la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) «Égypte 2019», à l’issue de la constitution vendredi dernier au Caire des poules par la Confédération continentale de la discipline (CAF), fait l’objet de moult spéculations dans les journaux camerounais reçus lundi à APA, qui n’abandonnent pas pour autant les terrains de la politique et de la gouvernance.Dans le groupe F où ils sont logés, L’Essentiel considère le Ghana comme le plus redoutable adversaire des «Lions indomptables», rappelant que les «Black Stars» ont, 2 fois de suite, pris le dessus sur le Cameroun et 4 fois de suite concédé le nul en 8 rencontres, face aux tenant du tre.

 Plus que le Bénin et la Guinée Bissau en effet, les Ghanéens sont, convie Repères, l’adversaire le plus redoutable de cette poule avec une odeur de revanche dans l’air. « Malgré leurs 4 titres continentaux au compteur, ils ont été éliminés par le Cameroun en demi-finale de l’édition précédente au Gabon (0-2) », rappelle le journal.

 Il va de soi, estime le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, que les tenants du titre ont tout intérêt à mettre rapidement sur pied une stratégie pour revenir au pays avec le trophée au soir du19 juillet 2019.

 Dans un exercice proche du marronnier, Le Jour, Mutations et Défis Actuels s’emploient quant à eux à jauger les forces en présence dans le groupe F. Et au petit jeu des pronostics, c’est L’Essentiel qui semble l’emporter à travers son consultant et entraîneur de football Henri Manga qui affirme qu’«On peut dire globalement que les ‘’Lions indomptables » sont favoris dans cette poule mais il va falloir livrer des matchs amicaux contre des équipes anglophones qui jouent un football solide et très physique. Au cours de la compétition, il faudra alors chercher à battre le Bénin au premier match, puis attendre le Ghana avec trois points dans la besace».

 Et voilà qu’Essingan ramène en surface un sujet douloureux, rappelant que la CAN 2019, initialement prévue au Cameroun, a connu un «glissement» vers 2021 du fait du non-respect du cahier de charges par un pouvoir qui, aujourd’hui encore, donne l’impression d’une véritable pétaudière dans ce dossier.

 Ainsi, avec pour titre «Pouvoir suprême : qui est le patron ?», le bihebdomadaire, sous une infographe présentant le chef de l’État Paul Biya, le ministre des Finances Louis Paul Motaze et celui du Tourisme, Bello Bouba, puis l’ex-ministre des Sports, Bidoung Mkpatt, s’interroge sur la marge d’autorité que le président de la République exerce encore sur ses collaborateurs, eux qui restent obstinément sourds aux injonctions de leur hiérarchie s’agissant de l’accélération des travaux d’infrastructures sportives liées à cette compétition.

 On se console comme on peut de la CAN foireuse de 2019, semble répondre en écho Le Messager, rappelant que la CAF a retiré à l’Ethiopie l’organisation du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2020 pour la confier au Cameroun, «noyé dans la mare à scandales de la construction des infrastructures sportives».

 Ce ne sont pourtant pas les moyens destinés à financer ces chantiers qui ont fait défaut, soupire EcoMatin citant les différentes initiatives mises en place pour récolter le maximum de fonds. Il s’agit entre autres, selon le quotidien, du « budget d’investissement public (BIP), prêts divers et émissions de titres publics ont largement été mis à contribution avec, rien que pour le 2ème trimestre de l’année en cours, des appels à l’épargne de l’ordre de 200 milliards FCFA sur le marché des obligations ».


 Cet enchaînement, dans la mobilisation des ressources financières sur le marché de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) témoigne, selon cette publication, de tensions de trésorerie que vit le Cameroun dans un contexte de diminution des recettes pétrolières et de montée de l’insécurité.

 Cette récession ne semble pourtant pas inquiéter outre mesure les directeurs généraux et présidents de conseils d’administration des sociétés d’État, dont le train de vie est inversement proportionnel à un secteur public non productif, constate Le Quotidien de l’Économie.

 Ça risque de ne pas durer bien longtemps, prévient Le Soir, qui informe que les mauvais gestionnaires de la fortune publique devraient bientôt vivre une nouvelle vague d’arrestations.

 En ce lundi de rentrée scolaire pour le compte du 3ème trimestre, The Post n’a pas oublié le drame vécu par les jeunes des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, en proie à une féroce guerre de sécession.

 Rapportant les résolutions de la conférence des séparatistes de la diaspora, tenue en fin de semaine à Berlin (Allemagne), l’hebdomadaire de langue anglaise relaie l’appel des activistes à l’endroit des parents pour le boycott total de l’école, mettant en garde ceux qui ne se plieraient pas à ce mot d’ordre.

 La situation est sans issue, se lamente Intégration, regrettant que la Conférence générale des Anglophones, annoncée depuis septembre dernier et qui semblait constituer un début de solution, se retrouve aujourd’hui dans la tourmente alors que la violence ne faiblit pas sur le terrain.

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