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Droit de vote de la Diaspora: 3 ministres burkinabè attendus dans le centre-ouest ivoirien, samedi

Le ministre burkinabé de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango, parrain d’une manifestation culturelle dans la Sous-préfecture de Tapéguia (363 km au Centre-ouest), séjournera dans la région du 25 au 27 août, en compagnie de ses collègues de la communication et de l’Energie pour, également, entretenir leurs compatriotes sur la question du vote de la Diaspora.C’est le ministre burkinabé, Abdoul Karim Sango, « né à Tapéguia, dans le département d’Issia » où il a fait son cycle primaire et secondaire  qui donne l’information dans un entretien avec une chaîne de télévision privée burkinabé, diffusé sur les réseaux sociaux.

« Les communautés bété (peuple de la région) et burkinabé, à travers la mutuelle des cadres de la sous-préfecture de Tapéguia (dont le bureau sera investi par mes soins), ont voulu marquer avec une certaine solennité le fait que l’un de leurs fils ait été élevé au rang de ministre du Burkina Faso par le président Rock Marc Christian Kaboré », situe-t-il le cadre de son séjour en terre ivoirienne.

« J’ai accepté avec beaucoup de plaisir et d’émotion ce geste très fraternel de ce peuple frère bété parce que (…) les présidents Rock Marc Christian Kaboré et Alassane Ouattara œuvrent, de façon résolue, dans le cadre du Traité d’amitié et de coopération  à une meilleure intégration des peuples.

C’est ici la traduction parfaite de cette communion, de cette symbiose entre les peuples bété et les peuples burkinabè à travers leurs fils que je suis », a expliqué le ministre Abdoul Karim Sango, natif de cette région de la Côte d’Ivoire.

Il s’agira, selon M. Sango,  pour la communauté bété de cette sous-préfecture, « de communier davantage avec leur peuple frère du Burkina Faso en témoignant leur reconnaissance au président du Faso qui a donné l’occasion à un de leurs fils d’être élevé à un si haut niveau dans la gestion des affaires de l’Etat ».

Ainsi, le ministre burkinabé mettra à profit cette cérémonie de mise en place des organes de la mutuelle dont il est le parrain pour sensibiliser la communauté burkinabé de la région sur le droit de vote de la Diaspora qui divise la classe politique dans son pays.

« Le second événement a trait à une conférence publique à l’endroit de la communauté burkinabé, pour leur dire, en compagnie de mon collègue de la communication et de celui de l’Energie qui est aussi natif de la région, ce qui en est exactement de la question du droit de vote des Burkinabè de l’étranger », a-t-il précisé dans l’entretien.


Selon Abdoul Karim Sango, il y a eu beaucoup de « polémique » autour du droit de vote des Burkinabè de l’étranger or, « aujourd’hui, du point de vue juridique, la question ne fait plus l’objet d’un débat », a-t-il indiqué.

« Le Conseil constitutionnel qui avait été saisi par un groupe de députés de l’opposition, a estimé que le Code électoral ne portait, aucunement, des éléments anticonstitutionnels. La Loi électorale telle que votée par le Parlement, selon le conseil constitutionnel, ne violait aucunement le droit de vote des Burkinabè de l’étranger (…), a assené M. Sango.

C’est l’occasion de dire aux Burkinabè de l’étranger a poursuivi le ministre Sango, que  « ce n’est pas leur vote qui intéresse en tant que tel le président Rock Marc Christian Kaboré qui est, il faut le dire aussi, celui qui va traduire en réalité, l’exercice de ce droit de vote mais le président du Faso a une ambition beaucoup plus importante que le droit de vote ».

« Nous allons donc discuter avec la communauté, des politiques publiques qui sont mises en œuvre afin de permettre à la communauté burkinabé résidant en Côte d’Ivoire de savoir qu’elle est de plus en plus prise en compte à travers, notamment, le Traité d’amitié et de coopération », a-t-il insisté, rappelant l’organisation pour la première fois au Burkina Faso d’un Forum de la diaspora,  « un moment de dialogue direct et franc entre notre communauté très importante à l’étranger, regorgeant  beaucoup d’expertises pour leur indiquer toutes les possibilités qui s’offrent à eux ».

Selon Abdoul Karim Sango, ses collègues et lui vont essayer de donner « la bonne information à nos parents et en tant que fils, nous n’avons pas d’intérêt à ce que leurs droits électoraux soient bafouillés mais il faut qu’on leur dise les vrais enjeux et les défis qui se présentent à l’Etat du Burkina Faso autour de cette question de sorte qu’ensemble, nous soyons préparés à un exercice responsable de ce droit de vote », a-t-il ajouté.

« C’est vrai, il y en a qui font de l’agitation politicienne autour de cette question parce qu’ils ne sont intéressés que par les suffrages de ces Burkinabè mais il n’y a pas que ça (…). Pour nous, l’important est que le vote se déroule dans de bonnes conditions et que ça ne soit pas source de tension dans un pays frère », a-t-il conclu.


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