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Economie, enseignement et santé au menu des quotidiens marocains

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La crise des enseignants contractuels, les investissements au Maroc et l’exercice illégal de la médecine dentaire au Maroc sont les principaux sujets traités par les quotidiens parus ce vendredi.+Libération+ revient sur la pratique illégale de la médecine dentaire au Maroc. La publication met en garde contre de faux médecins dentistes, « qui mettent quotidiennement la vie des citoyens en danger, entraînant par leurs pratiques moyenâgeuses, des maladies infectieuses et contagieuses pouvant causer des handicaps et dans certains cas la mort».

Toutefois, relève-t-il, on ne peut nier que certaines traditions marocaines ont la dent dure, à l’instar du fameux arracheur de dents dans les marchés hebdomadaires des régions les plus éloignées du pays. Malgré des conditions d’hygiène qui laissent à désirer, force est de constater qu’ils soulagent bien des souffrances.

Et si le Maroc parte en croisade contre ces arracheurs de dents, seront-ils remplacés par des médecins dentistes réglementés ? Ces derniers auront-ils vraiment envie d’ouvrir leurs cabinets dans les contrées les plus éloignées et enclavées du Royaume ? se demande-t-il, notant que cette question mérite d’être posée, eu égard aux prix pratiqués par les médecins dentistes, qui sont souvent exorbitants et poussent parfois le citoyen à prendre le risque de passer par d’autres circuits.

+L’Economiste+ rapporte que le secteur des transports et infrastructures se taille la part du lion dans les 28 conventions signées mercredi dernier par la commission d’investissements pour un montant global avoisinant les 23 milliards de dirhams. Des projets qui, selon le quotidien, vont permettre la création de 4.346 emplois directs et 7.934 emplois indirects. Le secteur totalise à lui seul près de la moitié du montant des investissements (9,64 milliards de dirhams). Les télécommunications suivent avec 4,37 milliards de dirhams, puis le tourisme et loisirs avec 4,03 milliards. L’industrie est, quant à elle, reléguée à la 4e position avec à peine 12% des investissements (2,77 milliards de dirhams), alors qu’elle «dominait les projets approuvés au cours des 2 réunions tenues par la Commission nationale des investissements, avec 21,55 milliards de dirhams», rappelle le quotidien.

Toutefois, souligne le journal, le secteur reste le principal pourvoyeur d’emplois directs. «Le nombre de postes qui devront être créés grâce à ces projets s’élève à 1.654. Les investissements prévus dans le tourisme et loisirs permettront, eux, de générer 1.132 nouveaux emplois, suivi du secteur de la santé (839). Le reste est partagé entre les projets de transport, de télécommunications, d’enseignement et d’énergie».


+Rissalat Al Oumma+ qui traite le dossier des enseignants contractuels critique l’approche adoptée par le gouvernement pour résoudre la crise des professeurs cadres des académies régionales de l’éducation et de la formation.

Au lieu de lancer des dialogues et faire des concessions pour trouver une issue à la crise, provoquée par l’absence d’une évaluation objective des risques de certaines décisions administratives, à l’instar du recrutement par voie de contrat, le ministère en charge de l’éducation cède du terrain aux manifestations, à l’occupation de l’espace public et au trouble de l’ordre public, constate-t-il.

La solidarité gouvernementale ne signifie pas que le ministère de l’Intérieur se charge de la gestion des problèmes engendrés par l’échec des politiques publiques de certains départements ministériels à responsabilité sociale. Chaque département doit, en fait, gérer sa politique et mettre en place une stratégie qui prendrait en compte les risques de son échec, estime-t-il.

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