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Élections à suspense en couverture des journaux camerounais

Les journaux camerounais parus jeudi restent concentrés sur les élections législatives et municipales du 9 février, dans un contexte de montée des actes de violence sécessionniste dans les régions anglophones.La région du Nord-Ouest inspire de vives inquiétudes, au fur et à mesure que se rapproche la campagne électorale qui débute cette fin de semaine. Un exemple patent de ces lendemains à suspense est donné par The Post, relatant la furia des incendies et des meurtres qui se répandent dans la localité de Bali, où le deuil est désormais l’actualité la mieux partagée.

 Face à cette multiplication des tensions, l’Église presbytérienne camerounaise (EPC), par la voix de son modérateur Samuel Fonki, ayant par ailleurs vu un de ses pasteurs récemment molesté par de présumés séparatistes et qui lance, dans The Guardian Post, un cri d’alarme aux autorités afin de mettre d’urgence en pratique les recommandations du Grand dialogue national (GDN), tenu du 30 septembre au 4 octobre 2019 dans la capitale, Yaoundé, avec pour but premier était de sortir du cycle de violences débuté en octobre 2016.

Comme si de rien n’était, Baromètre Communautaire prédit déjà une cuisante défaite à l’opposition qui n’a tiré aucune leçon de ses multiples échecs depuis la réinstauration du multipartisme, en 1990. L’hebdomadaire fonde son analyse du maillage territorial du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), seul en lice dans 17 circonscriptions électorales et 115 communes, et qui a déjà remporté 35 sièges de députés sur tapis vert.

 Poursuivant sa chronique d’une victoire annoncée, la publication note également que malgré leur enthousiasme sur les réseaux sociaux, les formations de l’opposition ont déposé moins de candidatures qu’en 2013. N’empêche que, rétorque Le Messager, tous les partis ne semblent pas égaux devant la liberté d’exercice : à Banka (Ouest), des dignitaires du régime s’opposent fermement à ce que leurs adversaires puissent se réunir publiquement, toute chose qui fait craindre des débordements pendant la période des opérations de propagande préélectorale.


 En vue d’apporter leur partition au double scrutin, les médias sont quant à eux en ordre de bataille, constate le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, relevant que des aménagements spéciaux, aussi bien dans l’audiovisuel que dans la presse écrite, ont été effectués chez les confrères afin de faire vivre le processus électoral, de la campagne à l’après-élections.

Le Messager, qui ne semble pas partager le même enthousiasme, accuse carrément le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, de vouloir museler la presse, lui qui, à travers un discours ambigu, «démontre une volonté inquiétante de contrôler l’information pendant le double scrutin du 9 février».


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