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Élections, sécurité et conflit gouvernement-patronat font les choux gras des journaux camerounais

L’ouverture de la campagne pour les élections législatives et municipales du 9 février inspire plusieurs commentaires dans les journaux camerounais parus lundi, qui analysent également le discours présidentiel devant de jeunes officiers de l’armée et se passionnent sur le conflit entre le Groupement interpatronal (Gicam) et le directeur général des Impôts (DGI).«Les partis courtisent les électeurs», titre le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune à propos de l’ouverture de la campagne électorale, samedi dernier, saluant au passage le calme et la sérénité qui règnent à travers le pays. Avec une infographie du territoire, Mutations a choisi de dresser la «cartographie des chocs», une revue des circonscriptions électorales où les batailles seront épiques.

La fièvre électorale déferle en zone anglophone malgré les problèmes de sécurité, confirme The Post, signalant une certaine confusion dans le Nord-Ouest, particulièrement, où les appels au boycott à travers des tracts inondent les rues. La campagne électorale débute alors que les partis politiques en lice n’ont toujours pas reçu l’enveloppe allouée par l’État pour cette activité, s’étonne Défis Actuels, craignant également que les mouvements séparatistes qui s’opposent aux élections perturbent la campagne dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest.

Dans ce climat fébrile, les candidats à la députation et dans les conseils municipaux sont, constate Intégration, obligés de jouer au chat et à la souris, cachant leur agenda de campagne et obligés de manier la langue de bois quant à leur avis sur les revendications sécessionnistes.

Les premiers échos venant du terrain, des médias et des réseaux sociaux laissent toutefois entrevoir une campagne dynamique et tonique, ose L’essentiel, affichant lui aussi la grande incertitude régnant sur les régions anglophones où la menace sécessionniste est toujours présente, et où les candidats vont en campagne la peur au ventre.

Dans ces opérations de propagande où, selon La Voix du Centre, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) est une fois de plus «à la recherche du bétail électoral», le boycott est pourtant au menu, renchérit Le Jour, la décision de certaines formations de ne pas participer au double scrutin se faisant sentir lors des meetings.


«Suivez les traces de vos aînés» est la grande manchette de Cameroon Tribune, revenant sur le discours présidentiel de samedi à l’occasion de la cérémonie de sortie de la 37ème promotion de l’École militaire interarmées (EMIA) de Yaoundé. Paul Biya a invité les 182 lauréats à être des modèles de bravoure, d’intelligence et de proximité avec la troupe.

Après avoir rappelé la situation sécuritaire qui prévaut dans notre pays depuis quelques années et «le rôle capital» que jouent les forces de défense et de sécurité pour la préservation de la paix et de l’unité nationale, le chef de l’État , expliquent Le Quotidien et The Guardian Post, a renouvelé auxdites forces le soutien de la nation tout entière et son «estime personnelle». Paul Biya appelle les jeunes galonnés au respect des droits de l’homme et à défendre les intérêts de leurs compatriotes, prolonge The Post.

Ignorant les joutes politiques et les préoccupations sécuritaires, InfoMatin a choisi de faire un gros plan sur la lettre au vitriol adressée au président de la République par le président du Gicam, Célestin Tawamba, au sujet de la «rupture consommée» des relations entre le DGI et les entreprises. Vivement condamnée par le ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze, la tentative de lynchage de Modeste Mopa Fatoing, orchestrée par les suppôts de l’incivisme fiscal, suscite également l’ire dans les milieux d’affaires, lesquels exigent la démission du «patron des patrons», commente le quotidien à capitaux privés.

«Louis Paul Motaze recadre Tawamba», titrent en chœur Défis Actuels et Essignan : suite à la lettre du président du Gicam accusant le directeur général des Impôts d’être le responsable de la détérioration des relations État/secteur privé, le Minfi vient de rappeler au chef de file du patronat la nécessité de respecter les nombreux cadres de concertation qui existent. Ce qui fait dire à EcoMatin que le membre du gouvernement appelle les deux parties à poursuivre le dialogue. Le Gicam et l’administration fiscale, si on considère qu’ils juste alliés par intérêts, doivent se faire une raison afin de cohabiter en bonne intelligence, soupire Intégration.


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