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En Afrique du Sud, paroles d’électeurs

Les Sud-Africains se sont rendus en masse mercredi dans les bureaux de vote pour élire leurs députés et représentants provinciaux à l’occasion d’un scrutin dont le Congrès national africain (ANC) au pouvoir est le grand favori.

Aux quatre coins du pays, florilège des espoirs, exigences ou regrets exprimés par quelques-uns de 26,8 millions d’électeurs inscrits, célèbres ou anonymes.

Le sortant favori

« La confiance qui émane de notre peuple est stupéfiante », se réjouit le président Cyril Ramaphosa en votant dans le township de Soweto, dans la banlieue de Johannesburg.

« C’est un scrutin qui nous rappelle celui de 1994 (élection du premier président noir Nelson Mandela). En 1994, les gens étaient aussi motivés qu’aujourd’hui parce qu’ils inauguraient une nouvelle période, un nouvel avenir pour notre pays (…) c’est une bonne atmosphère pour notre démocratie ».

Le dernier président blanc

Dernier président de l’ère de l’apartheid, Frederik W. De Klerk, a partagé avec Nelson Mandela un prix Nobel de la Paix. Il veut croire au succès du chef du Congrès national africain (ANC).

« La lumière est au bout du tunnel. Si l’ANC (Congrès national l’emporte et le président Ramaphosa tient ses promesses, alors les choses iront mieux ».

Le président remercié

En février 2018, Jacob Zuma, englué dans une litanie de scandales de corruption, a été contraint de céder avant l’heure son fauteuil de président du pays à Cyril Ramaphosa.

Il pronostique depuis son village de Nkandla une large victoire de son parti. « J’ai confiance que les choses vont se dérouler comme tout le monde l’attend. Les grands partis finiront devant, les autres derrière, comme toujours ».

Le rival de gauche

Vêtu de rouge, le « commandant en chef » des Combattants pour la liberté économique (EFF) Julius Malema veut une victoire totale.


« Si les Sud-Africains veulent que les EFF les dirigent, ils doivent nous donner une majorité claire », dit-il en votant à Sheshogo. « Les coalitions vous forcent à choisir entre deux maux, elles vous placent entre le marteau et l’enclume ».

Le chef de file de l’opposition

Le dirigeant de l’Alliance démocratique (DA) Mmusi Maimane, parfois accusé d’être à la tête d’un « parti de Blancs », a voté dans son quartier de Dobsonville, dans le township de Soweto.

« Pour moi Soweto représente le coeur du combat. Aujourd’hui nous avons engagé un autre combat, celui de l’emploi des Sud-Africains (…) c’est aussi un moment historique ».

Le militant des EFF

Même si les sondages ne leur accordent que la troisième marche du podium, loin derrière l’ANC, Rendani Jonas est persuadé que les EFF vont l’emporter. « Malema ve devenir le président de ce pays », anticipe ce chauffeur de bus de Soweto.

Le convaincu de l’ANC

Peintre en bâtiment, Victor Mhlongo, 42 ans, reconnaît volontiers que le bilan de l’ANC à la tête du pays n’est pas sans tâche. Mais il renouvelle sa confiance à « son » parti.

« Notre pays est une grande famille (…) dans chaque famille il y a des jours difficiles, des incompréhensions. Mais dans les familles, on se réconcilie, on corrige nos erreurs et on va de l’avant ».

L’électrice de la DA –

« Je vais voter pour Mmusi », confie Moxolo Gqetywa, une chômeuse de 48 ans avant de voter à Soweto. « Il nous a promis du travail, on veut se libérer de cette pauvreté ».

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