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Epidémie d’Ebola en RDC: début de l’utilisation d’un deuxième vaccin

L’introduction d’un deuxième vaccin contre l’épidémie de maladie à virus Ebola a commencé jeudi à Goma dans l’est de la République démocratique du Congo, a indiqué l’ONG Médecins sans frontière (MSF) à l’AFP.

L’utilisation du vaccin produit par Janssen Pharmaceuticals pour la société Johnson & Johnson « ciblera 50.000 personnes sur une période de quatre mois », précise MSF, responsable de sa mise en oeuvre dans deux centres à Goma.

Plus de 250.000 personnes ont déjà reçu la dose d’un premier vaccin depuis le début de l’épidémie dans la région en août 2018.

A 07H00 GMT, une quinzaine de personnes avaient reçu une injection dans un des deux centres MSF du quartier Majengo, selon une porte-parole de l’ONG.

« Après avoir reçu la première dose du vaccin, les participants seront invités à se présenter de nouveau deux mois plus tard pour une deuxième injection, afin de compléter le protocole de vaccination », a précisé MSF dans un communiqué.

La phase préliminaire « servira à vérifier le bon déroulement de la vaccination à deux doses dans une ville d’un million d’habitants, dans une région à population très mobile et où il y a eu des cas dans le passé ».

Au moins deux cas de fièvre hémorragique ont été enregistrés en juillet-août à Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu à la frontière du Rwanda.


Mais l’épicentre se situe à 350 km au nord de Goma, dans la région de Beni-Butembo, et marginalement dans la province de l’Ituri.

Déclarée le 1er août 2018, la 10e épidémie de fièvre hémorragique sur le sol congolais a tué 2.193 personnes, pour 1.067 guérisons.

Au total, 251.079 personnes ont été vaccinées par le premier vaccin rVSV-ZEBOV, fabriqué par le groupe américain Merck Shape and Dohme, selon le dernier pointage des autorités sanitaires congolaises.

L’introduction d’un deuxième vaccin a été précédée de nombreuses polémiques. En juillet, l’ancien ministre de la Santé Oly Ilunga avait démissionné en dénonçant « des acteurs qui ont fait preuve d’un manque d’éthique manifeste » dans leur volonté d’introduire un deuxième vaccin.

Une réduction sensible des cas de contamination à la maladie à virus Ebola a été observée ces dernières semaines par les autorités sanitaires.



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