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Fermeture temporaire de l’UCAD : des étudiants refusent de quitter le campus

Officiellement, le campus de l’université Cheikh Anta Diop est fermé depuis le 31 août pour des travaux de réfection d’une durée d’un mois. Pour matérialiser cette mesure prise chaque année à pareil moment, les boutiques et restaurants du campus sont fermés et ordre est donné à tous les étudiants de quitter les lieux.Plus facile  dire qu’à faire… En effet, on trouve encore à l’UCAD des étudiants qui, certes sont d’accord sur la nécessité de faire des travaux de réfection, mais s’arc-boutent sur leur bien-fondé de rester, au motif qu’ils viennent des régions de l’intérieur du pays et ont des cours à suivre.  

« Si nous sommes restés jusqu’à présent dans le campus, c’est que nous n’avons pas où aller. Nous habitons à Kaolack (centre) et nous n’avons pas encore fini nos cours. En plus, nous devons rédiger nos mémoires », disent en chœur Mamadou Guèye et Issa Ndiaye, deux étudiants à la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG), trouvés devant le pavillon R du campus social de l’Ucad.

Pas totalement contre la décision de fermeture temporaire de l’UCAD,  Mamadou Gueye, estime que « c’est le campus pédagogique qui doit revoir ses calendriers scolaires pour nous permettre de quitter le campus social à la date échue ».

Tout en acquiesçant,  son ami, Issa Ndiaye, rappelle que « chaque mois de septembre, le COUD (Centre des œuvres universitaires de Dakar) réfectionne certaines pavillons, les nettoie, les repeint ». Puis, apparemment embarrassé, il   lance : « nous sommes obligés de rester car on n’a pas où déposer nos baluchons ».


Ibrahima Dièye, un étudiant à la faculté des sciences juridiques et politiques qui se déplace sur un fauteuil roulant, qualifie de difficile la situation qu’il vit actuellement dans le campus où tous les commerces sont fermés et qu’il lui sortir pout trouver ce dont il a besoin.  « Vu ma mobilité réduite, je vis difficilement », souligne-t-il avant de s’en prendre à la longueur de l’année universitaire qui, pour une large partie, explique pourquoi des étudiants comme lui ne peuvent pas s’en aller du campus.  

A en croire Fatou Bâ Thiam, membre de l’amicale des étudiants de la faculté des sciences juridiques, les doyens de facultés interviennent souvent auprès du COUD pour que des pavillons soient réservés aux étudiants, obligés de rester car n’ayant pas fini leurs cours.  

N’empêche, relève l’étudiante, il est nécessaire pour le COUD de réfectionner les chambres, après une sur occupation de celles-ci pendant neuf mois. «Certaines chambres, indique-t-elle, ont parfois besoin qu’on les nettoie pour éviter les maladies et l’insalubrité car elles sont surchargées, surtout celles des filles ».


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