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Football/ Sacré Béhinan Yves « n’aime rien lâcher » dans un match (Portrait)

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Après une trêve internationale de deux semaines, la Ligue 1, le championnat national de football de Côte d’Ivoire dont Sacré Béhinan Yves Roland évoluant à l’Afad est l’un des principaux animateurs, reprend ses droits ce week-end. Focus sur un joueur qui « n’aime rien lâcher » sur le terrain.Formé au centre Star Team d’Abobo, Sacré Béhinan Yves Roland (21 ans) a découvert la Ligue 1 pendant la saison 2017-2018 quand le Sporting-Club de Gagnoa l’a enrôlé dans son effectif. Le jeune milieu de terrain étale sa classe naissante sous les couleurs du club du Fromager et tape dans l’œil des dirigeants de l’Académie de football Abdoulaye Diallo (Afad).

Après une saison au Sporting, Sacré Yves Roland dit Nasri atterrit à l’Afad pour être, aujourd’hui, un pion essentiel du dispositif de l’équipe coachée par Maxime Gouaméné.

« Je me sentais très bien au Sporting Club de Gagnoa où j’étais titulaire. Mais, je ne sais pas ce qui s’est passé entre mon club formateur et le Président du Sporting. Il y a eu un malentendu dont j’ignore le contenu jusqu’à présent. C’est le Président Yssouf Diabaté qui m’a dit de partir. Je suis donc parti malgré ma volonté de rester », se souvient-il.

Depuis le début de la saison, le joueur tient, parfaitement, son rôle de meneur de jeu de l’Afad par son abattage sur le terrain en plus d’une belle technique et d’une clairvoyance de jeu hors pair.

«Depuis que je joue au football à bas âge, je n’aime pas perdre. Je n’aime rien lâcher à mes adversaires.  C’est la raison pour laquelle je joue, à fond,  jusqu’au bout…», relate le milieu offensif de l’Afad qui affirme être «soulagé» par son arrivée au club du président Jacques Anoma.

«Tout ce que Dieu fait est bon. Alors que je me demandais où j’allais atterrir cette saison, c’est l’Afad qui me tend les bras. C’est après que j’ai été informé que le coach Maxime Gouaméné me pistait depuis la saison dernière. C’est donc avec plaisir que j’évolue dans ce club où il fait bon vivre», apprécie le joueur.

«Je me sens très bien ici. Mieux, sur le plan du jeu, le style de l’Afad me convient», insiste Sacré Yves Roland, le dernier d’une famille de huit enfants, « six filles et deux garçons», souligne-t-il.


En dépit de sa petite taille (1,69m), Sacré Yves Roland ne passe pas inaperçu sur l’aire de jeu tant son talent illumine le jeu de l’Afad par sa vivacité.

International junior depuis un an, Sacré Béhinan Yves Roland a participé aux éliminatoires de la Coupe d’Afrique  des nations (CAN) 2019 des juniors avec les Eléphanteaux de Côte d’Ivoire.

«Malheureusement, notre élimination par le Gabon a été la fausse note » regrette-t-il. 

Comme  tout bon joueur ambitieux, l’enfant de Balia (dans la région de Daloa, au centre-ouest du pays) songe à une carrière internationale. « Vous savez, le haut niveau demande beaucoup de sacrifice. Et comme je suis un gagneur dans l’âme, je compte aller  jusqu’au bout afin de monnayer mon talent hors du pays », ambitionne le milieu de terrain de l’Afad qui attend  » de pied ferme l’Africa Sports », samedi  pour la 21è journée de la Ligue 1 au stade Robert Champroux.

Pour l’instant, le joueur qui vit encore sous le toit familial (avec sa mère Bailly Marguerite après le décès du père Sacré) est entouré de l’affection des siens.

« Je bénéficie beaucoup du soutien de ma famille quand je joue un match. Tout le monde regarde à la télé. Et le soir, je fais le débriefing avec eux », conclut-il.

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