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Gabon: fin d’un contentieux d’un an entre l’Etat et Veolia

Un an après la rupture par le gouvernement gabonais du contrat avec le groupe français Veolia, son partenaire dans la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), un accord été trouvé entre les deux parties, a-t-on appris mardi de source officielle gabonaise.

Cet accord, par lequel Veolia cède ses parts dans la SEEG (51%) à l’Etat gabonais, met fin à un contentieux qui avait été porté en mars devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi).

Le montant payé par l’Etat gabonais pour le rachat des parts de Veolia n’a pas été divulgué.

« Le rachat de ces actions acte la fin du différend opposant l’Etat gabonais à Veolia », a déclaré Tony Ondo Mba, ministre gabonais de l’Eau et de l’énergie.

« Les deux parties renoncent définitivement à leurs prétentions exprimées lors du recours devant le Cirdi », a-t-il ajouté, affirmant que « l’Etat va pouvoir influer davantage sur la politique d’accès à l’eau et à l’électricité au bénéfice des populations ».

Interrogé par l’AFP à Paris, Veolia a confirmé cet accord, conclu lundi soir. « Sous réserve de conditions suspensives, et de l’accord de toutes les parties, notamment la SEEG – sans doute autour du 1er mars – l’Etat gabonais et le groupe Veolia pourraient renoncer à l’action en arbitrage actuellement en cours au Cirdi », a indiqué Veolia.

Le 16 février 2018, l’Etat gabonais avait rompu son contrat avec Veolia, pourtant renouvelé pour cinq ans en mars 2017, pour « dégradation de la qualité du service rendu aux usagers ».

Depuis cette résiliation, l’entreprise comme le gouvernement gabonais avaient multiplié les interventions dans les médias et les accusations mutuelles, sur fond de désaccord sur le montant d’investissements de chacune des parties.


Le Gabon estimait que Veolia n’était « pas au rendez-vous » tandis que le groupe répondait que les règles du contrat initial en termes d’investissements publics n’avaient pas été « respectées ».

En mars 2018, Veolia avait décidé de demander la conciliation du Cirdi.

Outre la question des investissements, le gouvernement gabonais avait accusé l’entreprise française de pollution sur son sol.

« Sur la quasi-totalité des sites exploités par la SEEG, il existe d’importants dégâts environnementaux », avait affirmé Alain-Claude Bilie By Nze, alors ministre de la Communication.

La SEEG, qui opère depuis 1997 au Gabon, a le monopole de la distribution de l’eau et de l’électricité dans le pays.

Cette entreprise, qui après l’accord avec Veolia redevient publique, est régulièrement critiquée pour les nombreuses coupures de courant et d’eau à Libreville et en province.

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