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Grève des enseignants dans les universités camerounaises

Des activités académiques sont paralysées depuis lundi dans les universités d’Etat suite au mot de grève lancé par le Syndicat national des enseignants du supérieur (SYNES) qui revendique, entre autres, le paiement des primes de recherche et les ajustements de changement de grade.Un mouvement d’humeur diversement suivi dans les huit universités publiques, même si à Douala qui constitue l’un des épicentres du débrayage, la grève est effective, paralysant les activités aussi bien au campus A situé à la Cité-Sic qu’au campus B quartier Ndog-Bong tous deux dans le cinquième arrondissement.

La situation plus difficile dans les universités de Bamenda et de Buéa concordent des témoignages, « où il n’y a pas eu cours depuis deux jours », a précisé le SYNES.

Malgré la promesse faite par le gouvernement de « créer un cadre de concertation permanente », « nous maintenons notre mot d’ordre tant que le gouvernement n’apportera pas des réponses idoines à nos revendications », ont indiqué des enseignants grévistes.

Selon eux, le ministre de l’Enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo a rencontré les représentants du SYNES « a promis de prendre en compte nos revendications, mais qu’il ne pourrait pas tenir les deux sessions du Comité consultatif des universités tel que le décret de 2004 le stipule ».


En effet, « le ministre a dit qu’il pourra simplement tenir une session. Il a cependant promis que tous les avantages liés au changement de grade seront pris en compte », ont-ils poursuivi, « même si pour le moment rien n’a été concrétisé, d’où le maintien de cette grève », ont insisté les grévistes.

Un mouvement d’humeur qui a pour objectif de dénoncer les conditions de travail des enseignants notamment l’insécurité, le manque de logement décent, les conditions d’hygiène déplorables, la politique de santé inadéquate, la prévention peu renforcée, l’insuffisance des mobilités professionnelles et l’insuffisance des infrastructures.



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