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Impôt ivoirien: 530 milliards FCFA recouvrés au 3è trimestre sur un objectif de 542,7 milliards

Les services des impôts en Côte d’Ivoire ont recouvré pour le troisième trimestre 2018 un montant de 530 milliards Fcfa contre un objectif de recettes de 547,2 milliards, soit un solde négatif de 17,2 milliards, a indiqué jeudi le directeur général des impôts, Abou Sié Ouattara, lors d’un séminaire bilan.« Pour le troisième trimestre de l’année, le recouvrement effectué par nos services s’établit à 530 milliards Fcfa pour un objectif de recettes attendu de 547,2 milliards Fcfa,  dégageant ainsi un solde négatif de 17,2 milliards Fcfa », a dit M. Ouattara.

Ce séminaire qui a pour but de faire le bilan du troisième trimestre et d’envisager les perspectives pour le quatrième trimestre 2018, « est pour nous l’occasion de s’assurer que tout est conforme à notre vision (des recettes fiscales) et à notre engagement », a fait savoir M. Ouattara.

Il a cependant relevé que le cumul des recettes depuis début 2018 donne «un solde positif de 21,7 milliards Fcfa, grâce à des réalisations effectives de 1 641 milliards de Fcfa pour un objectif de recette de 1 620 milliards, soit un taux  de réalisation de 101%».

Les recettes prévisionnelles pour le quatrième trimestre 2018 sont de 531,8 milliards Fcfa, en progression de 2,5% par rapport aux réalisations de la même période en 2017, a relevé le directeur général des impôts, Ouattara Abou Sié, estimant que «cet objectif est réalisable».

Le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé du Budget et du portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo, a félicité les agents des impôts pour les résultats obtenus, les invitant pour les trois derniers mois de l’année à faire « beaucoup plus d’efforts afin de se projeter dans les perspectives».

Les enjeux pour les trois derniers mois sont « extrêmement importants » au regard des engagements de l’Etat avec le Fonds monétaire international (FMI), sur le déficit budgétaire, a fait observer M. Sanogo, souhaitant que la capacité de mobilisation des recettes rassure les marchés internationaux.


Le déficit budgétaire, dira-t-il, traduit la qualité de la gestion des finances publiques et la capacité à assurer une richesse soutenue et le service de la dette, avant d’ajouter que la Côte d’Ivoire, malgré les efforts déployés,  traverse « une conjoncture un peu difficile ».

Et ce, du fait que des prévisions attendues se sont affichées « dans proportions plutôt faibles », entre autre, le secteur pétrolier avec « le cours du pétrole (baril) qui a dépassé les 80 dollars », soit 46.263 Fcfa. Le pays a enregistré fin 2017 une baisse de 19% de sa production de pétrole brut.

M. Sanogo a invité la direction générale des impôts à revoir l’écosystème pour l’annexe fiscale 2019 de sorte que les conditions d’emplois soient bonnes, faisant remarquer que la Côte d’Ivoire enregistre « près de 25% de taux d’emplois précaires ».

La pression fiscale en Côte d’Ivoire s’est établie à 15,6% en 2017 contre la norme de 20% fixée par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Le pays compte réduire cette tendance en élargissant l’assiette fiscale. 



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