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Irak: un Tunisien condamné à la peine de mort pour appartenance à l’EI (AFP)

Un tribunal de Bagdad a condamné mercredi à la peine de mort le Tunisien Mohammed Berriri pour appartenance au groupe jihadiste Etat islamique (EI), selon une journaliste de l’AFP.

Agé de 24 ans, M. Berriri a été condamné à la peine capitale à l’issue d’une audience qui a duré moins d’une heure, lors de laquelle il a indiqué avoir fait partie de différentes « brigades » de l’EI, où il était employé comme garde.

« Je regrette d’avoir rejoint l’EI », a-t-il dit.

« Je suis parti en Syrie parce que j’étais énervé et que je pensais que l’EI défendait les plus faibles. Aujourd’hui, j’ai vu la vérité sur l’EI et je n’ai plus rien à voir avec cette organisation », a-t-il ajouté.

M. Berriri avait été arrêté en Syrie puis transféré en janvier en Irak avec un groupe de 11 jihadistes français présumés.

Alors qu’il avait été présenté dans un premier temps comme étant lui aussi Français, il a indiqué mercredi devant la cour qu’il résidait par le passé en France mais précisé qu’il ne détenait pas la nationalité française.

Dans le sillage du verdict rendu à l’encontre de Mohammed Berriri a débuté la comparution de Yassine Sakkam, l’un des Français de l’EI les plus médiatisés, selon la journaliste de l’AFP sur place.

Six des Français qui avaient été transférés avec M. Berriri ont été condamnés à mort depuis dimanche pour avoir rejoint l’EI.


Brahim Nejara, 33 ans, accusé par le renseignement français d’avoir facilité l’envoi de jihadistes vers la Syrie, et Karam El Harchaoui, qui aura 33 ans jeudi, ont été condamnés à mort mardi par un tribunal de Bagdad.

Dimanche et lundi, Kévin Gonot, Léonard Lopez, Salim Machou et Mustapha Merzoughi avaient aussi été condamnés à la peine capitale par pendaison.

Tous ont 30 jours pour faire appel, et l’avocat français de Léonard Lopez a déjà annoncé qu’il le ferait.

Selon la loi irakienne, quiconque ayant rejoint une organisation « terroriste » –qu’il ait ou non combattu– est passible de la peine de mort.

Les défenseurs des droits humains dénoncent « de vrais risques de torture » et « aucune garantie pour des procès équitables » en Irak, 12e pays le plus corrompu au monde.

Bagdad a déjà condamné plus de 500 étrangers de l’EI –hommes et femmes–, mais aucun n’a jusqu’ici été exécuté.

Cette série de verdicts relance le débat sur l’épineuse question des jihadistes étrangers: le retour dans leur pays d’origine suscite un vif rejet dans l’opinion publique en Europe, où des Etats comme la France refusent dans le même temps la peine de mort et tout retour – et jugement – de ses ressortissants affiliés à l’EI.



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