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Israël: les discussions sur un nouveau gouvernement dans l’impasse

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu continue de se heurter à un mur dans ses efforts pour former un gouvernement, moins de trois jours avant une échéance au-delà de laquelle les Israéliens pourraient être forcés de retourner aux urnes.

M. Netanyahu a jusqu’à mercredi soir pour constituer une coalition de gouvernement. En cas d’échec, plusieurs scénarios sont possibles. Le président Reuven Rivlin peut prolonger de deux semaines le délai imparti à M. Netanyahu ou confier la tâche à un autre député du Parlement (Knesset) issu des élections du 9 avril.

Mais la Knesset peut aussi constater l’impasse des discussions avant même mercredi soir, et voter sa propre dissolution, une hypothèse envisagée ces derniers jours.

Ce serait une première dans l’histoire d’Israël et un échec cuisant pour M. Netanyahu, 69 ans dont 13 au pouvoir.

Il reste confronté à l’intransigeance de son ancien ministre de la Défense, l’ultra-nationaliste Avigdor Lieberman, qui n’a donné lundi aucun signe de vouloir céder sur l’une de ses exigences pour participer à un nouveau gouvernement Netanyahu.

M. Lieberman, chef du parti laïc et nationaliste Israël Beiteinou, s’est dit prêt à aller jusqu’à de nouvelles élections s’il n’obtient pas l’engagement qu’une loi sur le service militaire des juifs ultra-orthodoxes sera adoptée sous le prochain gouvernement, telle qu’il l’avait proposée quand il était ministre de la Défense.

Cette loi annulerait l’exemption systématique de service militaire dont bénéficient des dizaines de milliers d’étudiants des écoles talmudiques.


Mais cette exemption est une ligne rouge pour les partis ultra-orthodoxes, autres partenaires potentiels de M. Netanyahu et représentants des Israéliens observant rigoureusement les règles du judaïsme.

Benjamin Netanyahu a besoin des 16 mandats ultra-orthodoxes, sur les 120 de la Knesset. Il voudrait pouvoir compter aussi sur les cinq d’Israël Beiteinou pour disposer d’une majorité de 65 voix.

Le Likoud, parti de droite de M. Netanyahu, a pressé M. Lieberman lundi de favoriser un compromis. Il a aussi multiplié les attaques contre lui.

M. Lieberman a assuré, « question de principe », qu’il n’accepterait aucune modification à la loi sur la conscription telle qu’il l’avait soutenue, et que M. Netanyahu n’avait qu’à faire pression sur les ultra-orthodoxes.

L’incapacité de M. Netanyahu à forger un accord est un « échec énorme et inédit », a-t-il dit devant la presse.



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