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Issa Hayatou qualifie de «passablement grotesque» sa condamnation en Égypte

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L’ancien président de la Confédération africaine de football (CAF), Issa Hayatou, a qualifié de «passablement grotesque» et de «diffamation intolérable», mercredi à travers une mise au point au vitriol, sa condamnation, la veille par la Cour économique égyptienne (ECA), à 24,5 millions d’euros d’amende pour «abus de position dominante» dans l’octroi jusqu’en 2028 de droits de diffusion à la firme française Lagardère Sports.Indiquant avoir appris «avec effarement» le «jugement» rendu, relativement à une plainte introduite par l’Autorité égyptienne de la concurrence début 2017 et qui condamne également à la même peine pécuniaire son ex-secrétaire général, Hicham El Amrani, il ne trouve pas de justification à un tel verdict, rendu «au mépris flagrant des faits et des dispositions de la loi égyptienne et internationale en la matière».

Sous son magistère et de son secrétaire général, M. Hayatou, plus particulièrement dans le cas du contrat querellé, affirme avoir agi es-qualités avec un mandat dûment délivré par le comité exécutif de la CAF.

«La décision de la Cour économique égyptienne de nous condamner, tout en dédouanant la CAF a été prise en violation flagrante de la loi égyptienne sur la concurrence, les individus concernés et l’entité représentée étant juridiquement indissociables et solidairement responsables.»

Aujourd’hui âgé de 72 ans, l’actuel président du conseil d’administration de l’Académie de football de son pays natal, le Cameroun, rappelle que l’instance confédérale et son comité exécutif ont renouvelé le partenariat avec Lagardère Sports en juin 2015 à travers un mémorandum d’entente, approuvé à l’unanimité des membres dudit comité dans lequel, au passage, siégeait déjà son successeur, le Malgache Ahmad Ahmad ainsi que 7 autres personnes encore en poste.

En septembre 2016, poursuit-il, un jour seulement avant la signature de l’accord long-forme, une société égyptienne, dénommée «Présentation», a soumis à la CAF un feuillet sous la forme d’une «offre», proposant 1,2 milliard de dollars US pour l’achat des droits commerciaux qui «n’ont jamais été mis en vente, mais seuls les contrats de licences étaient envisagés».


Le comité exécutif de la CAF, souligne Issa Hayatou, «a unanimement rejeté» ladite offre, provenant d’une entité inconnue, affichant un capital de moins de 100.000 dollars et ne présentant aucune garantie et l’ayant soumis un an après la signature du mémorandum d’entente avec la firme française.

L’ex-patron du football continental trouve «incorrecte et en totale contradiction avec les dispositions de l’accord et des documents soumis», la qualification de contrat de vente attribuée à l’accord avec Lagardère Sports.

Et d’asséner : «Durant toute ma présidence à la CAF, tous les actes posés l’ont été dans le strict respect des statuts et règlements, et toujours dans l’intérêt du football africain», la preuve en étant que le contrat signé sous son magistère avec l’opérateur reste maintenu par l’exécutif actuel et continue de produire des effets.

 Se réservant le droit de faire appel de la sentence de l’ECA devant tout autre tribunal international compétent, Issa Hayatou, en poste à la tête de la CAF de 1988 à mars 2017 trouve que depuis le début, cette affaire «est orchestrée avec un agenda politique et pour le bénéfice de certains individus», et ce en ternissant sa réputation et celle de Hicham El Amrani.



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