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Justice et sécurité au menu des quotidiens burkinabè

Les quotidiens burkinabè évoquent, ce jeudi, des sujets liés à la sécurité et à la justice, avec un large écho du procès du putsch manqué de septembre 2015, marqué, la veille, par l’audition de Léonce Koné, un des leaders du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex-parti au pouvoir).«Procès putsch manqué : Léonce Koné droit dans sa ligne politique», titre L’Observateur Paalga, le plus vieux des quotidiens privés du Burkina Faso.

Selon ce journal, l’ex-vice-président du CDP, Léonce Koné était hier, 17 octobre 2018, à son deuxième jour d’audition à la barre de la première instance du tribunal militaire dans le cadre du procès du putsch manqué.

«Droit dans ses bottes, cet ancien cadre de banque, trempé dans la politique depuis ses vertes années, est resté constant dans sa ligne de défense : oui il a apporté à travers une déclaration le soutien de son parti au coup d’Etat, même si l’ancien parti au pouvoir ne l’a pas commandité», rapporte L’Observateur Paalga.  

Sidwaya, quotidien à capitaux publics, de son côté, affiche : «Procès du putsch : le coup d’Etat, une moins mauvaise solution, selon Léonce Koné».

Pendant ce temps, Le Pays, autre quotidien privé, cite Léonce Koné qui déclare que «L’argent de la politique ne passe pas par la banque», faisant allusion à la somme de 50 millions de FCFA, que le CDP aurait reçus de « ses amis » d’un pays voisin, lors du coup d’Etat.

A son tour, le quotidien privé Aujourd’hui au Faso fait remarquer qu’il y a «beaucoup de questions autour des  50 millions venus de Côte d’Ivoire».


Le journal qui affiche la photo de Léonce Koné à sa une, indique que pour son deuxième passage à la barre, les débats ont tourné autour des 50 millions de francs CFA reçus de la Côte d’Ivoire et la culpabilité du ténor du CDP.

«Celui-ci a soutenu que les 50 millions n’étaient pas destinés à soutenir l’action du CND (Conseil national de la démocratie), mais pour financer les activités de son parti et de ses alliés», écrit le confrère.

Le journal privé Le Quotidien consacre sa manchette à la question sécuritaire, donnant la parole à Jean-Pierre  Bayala, un colonel la retraite qui soutient à propos de la lutte contre le terrorisme que «ce n’est pas une question de moyens mais plutôt d’organisation».

Quant à Le Pays, il arbore en première page les résultats d’une enquête qui révèle qu’à propos de la lutte contre l’insécurité «90% de Burkinabè approuvent les initiatives des koglwéogo et des dozos (groupes d’autodéfense, Ndlr)».



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