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La Banque mondiale au service du développement

La Banque mondiale, dont un nouveau président doit être nommé d’ici mi-avril, est une organisation internationale dont la mission essentielle est de réduire la pauvreté dans le monde en soutenant des projets de développement.

Comme son institution-soeur, le Fonds monétaire international (FMI), elle a été créée en 1944 à la conférence de Bretton Woods aux Etats-Unis. Depuis, elle a financé plus de 12.000 projets de développement via des prêts, des crédits sans intérêts et des dons.

Elle compte aujourd’hui 189 Etats membres et plus de 10.000 collaborateurs dans le monde entier. Son siège est à Washington, à deux pas de celui du FMI, et elle dispose de plus de 130 antennes à travers le monde.

Au fil du temps, la Banque mondiale (BM) est passée d’une seule institution internationale à un groupe désormais composé de cinq entités. Les plus importantes sont la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (IDA), qui oeuvrent toutes deux auprès des pouvoirs publics.

La première prête aux pays à revenu intermédiaire et aux pays pauvres solvables. La seconde accorde des prêts ou crédits sans intérêts et des dons aux pays les plus pauvres.

Pour l’année fiscale 2018, la BIRD avait un encours de prêts total de 183,58 milliards de dollars. Les pays lui ayant le plus emprunté l’an passé sont l’Inde (3,45 milliards), l’Egypte (2,18 milliards), l’Indonésie (1,8 milliard), la Chine (1,78 milliard) et la Turquie (1,4 milliard).

Dans le même temps, ceux ayant le plus emprunté à l’IDA ont été l’Ethiopie (3,12 milliards de dollars), le Bangladesh (2,99 milliards), le Nigeria (2,58 milliards), le Pakistan (1,94 milliard) et le Kenya (1,28 milliard).

S’y ajoutent trois entités travaillant avec le secteur privé:

– la Société financière internationale (IFC), qui propose des financements pour stimuler l’investissement privé dans les pays en développement;


– l’Agence multilatérale de garantie des investissements (Miga), qui offre aux investisseurs des garanties contre les pertes associées aux risques non commerciaux dans les pays en développement;

– le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), qui propose des mécanismes internationaux de conciliation et d’arbitrage des différends liés aux investissements.

La Banque mondiale se présente elle-même comme « une coopérative, dans laquelle les actionnaires sont ses 189 pays membres ».

« Ces actionnaires sont représentés par un Conseil des gouverneurs, qui est l’organe de décision suprême » de l’institution. Les gouverneurs sont en général les ministres des Finances ou du Développement des pays membres.

Au Conseil, les Etats-Unis détiennent le plus de droits de vote. Les Européens pèsent fortement aussi.

La Banque mondiale fait l’objet de critiques récurrentes pour son fonctionnement bureaucratique.

L’administration de Donald Trump a dénoncé en 2018 l’anomalie qui selon elle permet à la deuxième économie mondiale, la Chine, de bénéficier de programmes de l’institution. Le Trésor américain a estimé que Pékin ne devait plus bénéficier de ce soutien.

En avril 2018, les pays membres de la Banque mondiale ont approuvé une augmentation de capital de 13 milliards de dollars pour financer les pays les plus pauvres, grâce à un revirement des Etats-Unis qui s’y étaient jusqu’alors opposés.


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